[CRITIQUE] RUE MÁLAGA de Maryam Touzani
/image%2F1371318%2F20260220%2Fob_f6293e_rue-malaga-photo-1-les-films-du-no.jpg)
Maria Angeles a vécu dans son appartement spacieux sur la rue grouillante, Calle Malago, à Tanger pendant 40 ans. Elle est née dans la ville du nord du Maroc. Elle est liée à une grande population espagnole qui a émigré, à partir des années 1930, et qui a fui le régime franquiste.
Maria Angeles vit son veuvage avec une autosuffisance joyeuse. Elle salue les vendeurs du marché par leur nom, achetant des produits et des épices dans la rue qui donne son titre au film ; arrose les fleurs sur son balcon tout en observant le défilé qui passe en dessous ; s’assoit dans son fauteuil à bascule en contemplation satisfaite ; et s’évanouit devant les boléros romantiques qu’elle joue sur sa chaîne stéréo bien-aimée.
Le plaisir que Maria Angeles tire encore de cette vie simple est palpable.
Rue Malaga, troisième long métrage de Maryam Touzani, (Adam ou le Bleu du Caftan ) est sans doute son plus personnel.
À l’origine du projet, il y a le décès soudain de sa mère d’origine espagnole, une perte qui a laissé la réalisatrice face à un sentiment d’absence irréparable.
Loin de la sinistrose ambiante, le film met en lumière les plaisirs simples de la vie quotidienne – Maria Angeles s’occupe de ses géraniums dans une boîte de fenêtre, écoute des albums sur un vieux tourne-disque et profite de ses amis et voisins.
Par-delà son cadre, le film est un hymne à la tolérance à tous les niveaux. Ainsi, en choisissant pour héroïne une femme de presque 80 ans, et en la filmant au plus près, la cinéaste s' attaque à l’un des grands tabous de nos sociétés actuelles : celui de la vieillesse…
/image%2F1371318%2F20260220%2Fob_d92c70_capture-d-ecran-20-2-2026-161057-ww.jpeg)
À travers le personnage de María Ángeles, interprété par une Carmen Maura au sommet de son art, la réalisatrice invite naturellement à célébrer la vie en proposant une autre représentation de la vieillesse.
On louera son approche audacieuse, pour un film marocain, sur les besoins sexuels des personnes âgée
Qui d’autre que Carmen Maura, ancienne chica Almodóvar et éminence grise régnante du cinéma espagnol, pouvait jouer Maria Angeles,
Il faut dire que comme Volver, Rue Málaga traite également d’une relation mère-fille éprouvante.
/image%2F1371318%2F20260220%2Fob_1c2762_rue-malaga-photo-2-les-films-du-no.jpg)
On sera fortement émus par la détermination et la résilience de Maria Ángeles, pas totalement naive, lorsque se greffera à l'aventure à un soupçon de chantage pour empêcher l’agent immobilier de parler à Clara.
Carmen Maura rend son personnage si chaleureux et ancré que la plupart des spectateurs seront heureux de l’accompagner..
Un très beau film, à voir dès mercredi prochain en salles..
/image%2F1371318%2F20260220%2Fob_fd5786_rue-malaga-photo-3-les-films-du-no.jpg)
Film présenté au Pathé Bellecour ce vendredi 20 février 2026
/image%2F1371318%2F20260204%2Fob_515b1d_1000063170.jpg)
/image%2F1371318%2F20260222%2Fob_4792a1_affiche-a3-ecrans-mixtes-2026-new.jpg)
/image%2F1371318%2F20251204%2Fob_3c566e_template-cdm-2026-insta-carre-prog-108.jpg)
/image%2F1371318%2F20251226%2Fob_211419_fcem2026-a3-v1-1.jpg)