Mata : notre critique du film de Rachel Lang
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On avait un peu perdu de vue Rachel Lang après « Mon légionnaire (il y a déjà six ans), portrait sensible des épouses de légionnaires, et on est heureux de voir que Rachel Lang poursuit avec Mata, au ciné depuis mercredi, son exploration cinématographique autour de l'armée.
Ce projet artistique suit un parcours personnel puisque la cinéaste affiche le profil singulier de capitaine de réserve au sein de l'armée de terre en parallèle de sa carrière de cinéaste.
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Rachel Lang connaît donc ces couloirs-là sur le bout des doigts et nous livre avec Mata une plongée habile dans les méandres tortueux de la recherche de vérité.
Si l'on devine que ce nouveau long-métrage est nourri de connaissances de terrain, Rachel Lang joue aussi sur toute une fantasmagorie du monde de l'espionnage nourri par les films, les séries- Le bureau des légendes auquel on pense forcément- et les romans, notamment ceux de John Le Carré.
Comme chez lui, l'intrigue de Mata repose sur l'idée qu'un agent, comme tout un chacun, ne connaîtra jamais tout de la réalité.
Le film a quelques défauts mais aussi pas mal de belles qualités, dont son casting.
« Mata » s'appuie en effet sur une prestation minérale d'Eye Haïdara. L'actrice du « Sens de la fête » (2017) ou du « Goût et les Couleurs » (2022) a souvent été mise en avant dans des comédies, on voit qu'elle peut montrer tout son potentiel dans des registres plus sombres.
À bien des égards, "Mata" est un film curieux, une sorte de vrai-faux thriller d'espionnage dont le genre est davantage un prétexte pour développer une lutte intérieure.
L'envie de Rachel Lang est donc de rentrer dans la psyché de son héroïne, une femme de poigne, résiliente, empêchée, meurtrie et dépeindre l'envers du décor, les rouages administratifs du monde de l'espionnage,
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On passera vite fait la partie action, réservée à l'introduction et à une séquence, assez oubliable, à l'étranger.
Œuvre sous influence, infiltrée, « Mata » ne trouvera cependant pas toujours le souffle lyrique ou la poésie de ses modèles.
Le film reste une réussite modeste dans un genre qui compte plus de grand succes en matière de cinéma outre Atlantique qu'ici.
avec Eye Haïdara
Un film de Rachel Lang
Avec Eye Haïdara, Joséphine Japy, Raphaël Personnaz,
avec la participation de Hakim Jemili, Chloé Jouannet, Juliette Chaigneau,
Aleksandr Kuznetsov, Pierre-Antoine Billon et Mélanie Laurent
AU CINÉMA LE 27 MAI
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