Rencontre avec LILA PINELL, réalisatrice du film « Shana »
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LILA PINELL à la presentation de son film au Comoedia le 15 juin
Dans Shana, son premier long métrage solo, Lila Pinell, rencontrée sur Lyon deux jours avant sa sortie en salles, dans le cadre d'une opération autour de la Quinzaine en rétrospective au Comoedia, suit le parcours chaotique d'une jeune femme qui tente de se défaire d'une relation toxique.
Un rôle sur mesure pour l'explosive Eva Huault, qu'elle avait déjà dirigée dans son moyen métrage le Roi David.
Lila Pinell met en scène une jeune femme à fort tempérament incarnée par une formidable comédienne, Eva Huault .
Elle incarne Shana avec un naturel époustouflant !
Jeune femme en colère, sans cesse en mouvement, révoltée, le verbe haut et la voix forte, qui ne baisse jamais les bras, toujours battante au milieu des pires galères .
Les dialogues, la réalisatrice, qui est aussi scénariste, les a écrit avec ses interprètes et d’abord avec Eva Huault, que Lila Pinell connaît depuis qu’elle a dix ans, et qui a en partie inspiré le personnage de Shana. Et cela donne au film une authenticité unique.
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Lila Pinell a rencontré Eva Huault, l'actrice principale de Shana, en filmant les enfants d'une colonie de vacances juive laïque (Nous arrivons, 2009). Eva, qui avait alors 10 ans, magnétisait la caméra.
Treize ans plus tard, la cinéaste lui confie le rôle principal du Roi David, un moyen métrage de fiction : " Quand Eva- ou même ses amies- me racontait sa vie, quelque chose revenait dans leur relation à un garçon, être trompée était rédhibitoire, tandis que prendre un coup ne l'était pas, ce n'était pas un événement et ca n'empêchait pas d'être une jeune femme forte et autonome. Shana est un mélange entre Eva et ses copines. La relation d'emprise avec un homme n'est pas centrale, c'est une chose parmi toutes celles que traverse le personnage. Je me suis appuyée sur des récits concrets qui montrent cette emprise sans la dramatiser. Je voulais la traiter de façon presque banale, comme le font les filles à qui j'ai parlé. Qu'il s'agisse de l'amour ou du travail, nos vies sont traversées par des rapports d'emprise, de pouvoir."
Pour « porter un autre regard (NDLR : que celui des téléfilms ) sur les personnes », elle a choisi de tourner en argentique, avec une caméra 16 millimètres, même si cela l’a conduit à limiter le nombre de prises pour des raisons financières : 'J'ai tourné en pellicule 16 mm, notamment pour éviter que les scènes s'étirent trop et aussi pour donner de la noblesse aux corps et aux personnages. J'aimais aussi l'idée de filmer ces corps en pellicule pour aller à l'encontre de la téléréalité, qui met le spectateur dans une position de voyeur. Je voulais au contraire que les scènes ressemblent à des tableaux."
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Des histoires comme ça, on en a beaucoup vu, au cinéma et encore plus dans les séries télévisées, dira-t-on!
Alors qu’est-ce qui fait du film de Lila Pinell une œuvre singulière qui apporte du neuf dans la représentation de la jeunesse d’aujourd’hui ? Lila Pinell nous le confirme : " Je me souviens que mon scénario, en commission d'aide, recueillait souvent des remarques du style: encore un portrait de femmes, il y en a déjà beaucoup, mais il faut savoir qu'il y en a encore beaucoup à raconter"
La réalisatrice nous confie aussi limité le nombre de prises pour des raisons financières et donc à demander aux comédiens de s’en tenir au scénario, à ne pas modifier les dialogues .
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Quelle continuité peut t-on trouver dans ce premier long avec ses courts métrages précédents? : "C'est vrai que je filme toujours des personnages qui sont à un endroit limite, soit parce qu'ils veulent sortir de leur communauté, soit parce qu'ils n'y sont pas exactement à leur place. Et c'est vrai que mon cinéma est mu par une certaine impatience, liée certainement à l'école du documentaire dont je viens, et où l'on peut s'associer pour tourner de manière légère, et inventer quelques alternatives à ce qu'on voit dans le tout venant."
Shana recèle donc de très grandes promesses, avec, souhaitons-le, d'autres aventures pour ce duo de réalisatrice et d'actrice. ·
Retrouvez notre chronique du film ci dessous :
![[CRITIQUE] SHANA : portrait d'une jeune femme en colère - Baz'art : Des films, des livres...](https://image.canalblog.com/BP8nJb6yBHBUK_cxA9mZOLzGFaw=/170x170/smart/filters:no_upscale()/image%2F1371318%2F20260617%2Fob_638490_modele-couleur-8.png)
[CRITIQUE] SHANA : portrait d'une jeune femme en colère - Baz'art : Des films, des livres...
Shana est en colère, tout le temps. Shana se bat contre toutes les galères qui semblent gouverner sa vie. Shana se bat contre l'injustice qui règne dans sa jeune existence. Et Shana ne peut ...
https://www.baz-art.org/2026/06/critique-shana-portrait-d-une-jeune-femme-en-colere.html
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