Baz'art  : Des films, des livres...
30 novembre 2015

La vie pure : chouette, un bon film d'aventures français!!

 

viepure1

Mercredi dernier, est sorti sur nos écrans « La vie pure », un long métrage consacré à l’explorateur toulonnais Raymond Maufrais.
Réalisé par Jérémy Banster, il retrace la vie et les dernières heures de Maufrais, mystérieusement disparu en Guyane en 1950.

Le film a été projeté pour la première fois sur Lyon vendredi dernier, à l'occasion d'un Festival, Quais du Départ, consacré aux films sur le voyage, et j'ai pu à cette occasion voir le film et rencontrer le réalisateur Jérémy Banster, pour une longue itw- à venir prochainement dans lequel l'homme, comédien de formation, a dévoilé toute sa fougue et sa passion et son désir de défendre corps et âme un projet qu'il a initié pendant 6 ans, et qui malheureusement, et au grand regret du cinéaste qui ne s'est pas caché pour le faire savoir- on en reparlera lors de l'itw- ne sort que sur un nombre de copies salles très restreint.

La disparition de Raymond Maufrais a en effet défrayé la chronique dans les années 50/60 : le jeune explorateur avait pour ambition de relier la Guyane française et le Brésil par les monts Tumuc-Humac à pied et en solitaire.

la-vie-pure (1)

Le 18 juillet 1952, Edgar Maufrais, le père de Raymond Maufrais, s’embarque à bord du Claude Bernard à destination du Brésil, afin  partir (en vain) à la recherche de son fils, parcourant en tous sens l’Amazonie.

Le carnet de Raymond Maufrais, ainsi que le livre que son père a écrit ont été réédités en poche chez Points sous ses titres d'origine « Aventures en Guyane » et « A la recherche de mon fils » et  dans la " vie pure",Jérémy Banster a pris le pari d'adapter  ces deux récits, tout en focalisant une bonne partie de son histoire sur le destin fou de ce Raymond Maufrais, un idéaliste et utop te total, qui a essayé de vivre son rêve jusqu'au bout pour atteindre son idéal de vie , cette "vie pure", qu'il n'aura touché du doigt que l'espace d'un court moment.

Car avide de découvrir de nouvelles populations et de nouvelles contrées que personne n'a découvert , Maufrais entreprend ce périple insensé et y tient alors quotidiennement un carnet de route qui sera  retrouvé par un Indien peu de temps après sa disparition et qui permettra à l'éditeur Julliard de le publier quasi intégralement. 

Si le début du film où l'on voit les préparatifs du voyage, la genèse de son rêve de môme et la difficulté de se séparer de ses proches peut paraitre un peu classique et un peu maladroit, le film prend toute sa puissance au moment du voyage proprement dit, là où l'aventure dans la jungle guyanaise atteint le meilleur des films de survival, de ceux de Boorman à ceux d'Herzog dont le cinéaste est visiblement un grand fan.

la-vie-pure

Et cette partie nous permet aussi de toucher du doigt la grande puissance de jeu de la révélation  Stany Coppet, un acteur d'origine guyanaise qui n'avait pas encore pu exploser au cinéma, et qui porte ce film physiquement comme rarement vu dans le cinéma français.

Coppet, très investi dans ce projet ( il en est le coscénariste et coproducteur) livre dans le film une performance réellement  époustouflante, allant même jusqu’à perdre 18 kilos pour être au plus près d'un rôle qui risque de lui coller longtemps à la peau. Car avec un talent et une précision folle, l'acteur, suivie à la trace par la caméra de Banster réussit parfaitement à nous montrer les défaillances de ce corps qui à force de faim, de fatigue et de découragement, flanche peu à peu, avant que l'esprit ne suive également cette pente déclinante, cette chronique d'une mort annoncée, malgré lui.

Montrer, sans nous épargner des détails difficiles, un jeune homme dans la force de l'âge qui peu à peu va  perdre ses illusions et sa raison et devenir une sorte de zombie, c'est le passionnant projet de cette Vie Pure qui, de par son ambition et les thèmes qu'il aborde- le dépassement de soi, les utopies, la découverte de cultures différentes- mériterait d'être vu par le plus grand nombre, tant ce film d'aventures à faible budget (moins de 900 000 euros) tranche pas mal avec le tout venant de la production américaine... 

BANDE-ANNONCE "LA VIE PURE" DE JEREMY BANSTER

Commentaires
J
Il a l'aire trsè bon le film, j'adore ce que l'acteur a subit pour tourner au bien le film, on se dit souvent que le métier d'acteur est facile, étoiles, paparazzi, jet set et argent <br /> <br /> Là on voit bien un projet de travail énorme <br /> <br /> Bravo à toute l'équipe franchement
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 253 581

 

Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
169 abonnés