Baz'art  : Des films, des livres...
14 octobre 2018

Comédies françaises 2018 : ces trois là, on les a moins aimé !!

  Jeudi dernier, dans notre critique du film "Le jeu",  on vous disait que la semaine de la comédie d'UGC nous avait donné d'excellentes nouvelles de la comédie française, telles que ce Jeu  mais aussi le Poulain  sorti le 17 décembre dernier, ou l'excellent "Le Grand Bain"  qui sort le 24 octobre, malheureusement on a aussi eu l'occasion de voir à cette occasion d'autres comédies dont on attendait beaucoup qui nous a pas mal déçu..

Petite revue en trois films : 

1 I feel good : la rencontre Dujardin et Kerven/ Delepine ne fait pas des étincelles 

i-feel-good-film_still-_h_2018On connait le cinéma du tandem Kerven/ Delepine , depuis "Groland", "Alatra" et "Mammuth"   on sait qu'ils possèdent un ton propre,à la fois militant et un humour bien décalé qui séduit les fans .

Malheureusement, cela ne marche pas toujours : après un plutôt bon cru ( Saint Amour) Delépine/Kervern sont en effet  revenu en mode mineur avec ce "I feel good",

Ici on retrouve le plus  gros défaut du cinéma de Kerven Delepine, celui  de privilégier l'excentricité, la gaudriole   et l’ambiance  à la profondeur du récit et des personnages, souvent réduits à du cocasse et du décalé.

Avec ce crétin fini (Jean Dujardin)  qui croit dur comme fer au miracle libéral, et qui a la riche(?) idée de proposer aux plus pauvres des opérations de chirurgie esthétique very low cost en Bulgarie.les cinéastes tirent  à boulet rouge sur la Macronie ambiante  et on ne peut que s'en réjouir.

Hélas, il manque ici un regard bienveillant, qu'on avait parfois dans le cinéma de Kervern et Delépine, avec un ton  général de film trop cynique.

e7a1d8d3534652ac22f09a5aab1a884a26daeb12

Les deux styles  d'humour ( le grolandais et celui de Dujardin d'OSS 117) s'accordent ici assez  mal,  et le film souffre  de gros problèmes de rythme : le film s’appuyant un peu trop souvent sur une série de gags, répétitifs, trop étirés en longueur. avec une esthétique du glauque vite lassante  (scène de crachat, scène du hamburger) et les personnages secondaires sont laissés de coté ( le personnage de Yolande Moreau  manque cruellement  d’epaisseur).

 Dommage car cette  plongée chez les déclassés  d'Emmaüs (défilé de trognes comme les Kerven Delepine adorent en mettre en scène) .commence et finit pas mal  avec des trouvailles bienvenues; mais le milieu du film patine vraiment trop pour convaincre sur l'ensemble de cette profonde déception .

 

2. L'amour est une fête ... mais pas le film !!

lamour-est-une-fete-film-3

 Quatre ans après La prochaine fois je viserai le coeur, le réalisateur Cédric Anger change complètement de registre avec l'amour est une fête . Avec cette   comédie rétro-pop qui tentait de bousculer le cinéma français traditionnel, le cinéaste  nous immerge dans  l'âge d'or porno dans les années 70/80 à travers une enquête policière rythmée et légère.

 L’amour est une fête se veut un film vivant, une comédie rock qui nous plonge dans un monde subversif observé avec un regard doux qui ne se prend jamais au sérieux.

 

l-amour-est-une-fete

 Malheureusement, le résultat est raté à l'écran: l'amour est une fête mais le film ne l'est pas, tout ce talent d'acteurs gâché par une cruelle absence de scénario et de point de vue..

Ce n'est pas assez drôle pour être une comédie, et pas assez écrit pour être un polar ou un pamphlet..

Dommage car les décors, la photographie, les costumes vintages fonctionnent pas mal..Mais bon dieu, qu'est-que Cédric Anger a bien voulu nous dire avec ce film avec un ratage forcément triste?

 

 

3. Voyez comme on danse : une valse à deux de tension..

©Arnaud-Borrel-10

Depuis son premier long métrage en 1984, Marche à l’ombre, Michel Blanc n’est revenu derrière la caméra qu’à trois autres reprises (Grosse Fatigue  Prix du scénario au Festival de Cannes pour Grosse Fatigue).1994), Mauvaise Passe (1999) Embrassez qui vous voudrez (2002)).

Il aura fallu attendre 16 ans pour qu’il reprenne le fil d’une carrière qui lui a pourtant valu de très gros succès  et malheureusement son retour ne fonctionne pas plus que les films dont on vient de parler avant .

 Comme pour le premier volet, on sent que Michel Blanc aime particulièrement les dialogues bien sentis, le bon mot, la punchline acerbe qui claque.

©Arnaud-Borrel-2Tromperies, mensonges,  trahisons grossesse inattendues, crise de paranoia : Michel Blanc n'aime rien de moins que les situations de pétages de plomb, quitte à frôler la surinfection voire l'indigestion..

 Assez vite les situations semblent un peu artificielles, un peu trop mécaniques.

Résultat des courses : cette suite d'angoisses existentielles  se regarde sans déplaisir mais sans beaucoup d'empathie non plus pour les personnages,  malgré la qualité d'ensemble des comédiens, qui sont malheureusement un peu trop employés dans leurs rôles habituels ( Karin Viard encore en névrosée au bord de la crise de nerf, Charlotte Rampling en british classe mais  cynique, Rouve en lâche et couard)...

On adorait Michel Blanc ( qu'on a rencontré pour l'occasion et qui est très sympathique )du temps de Grosse Fatigue qui portait mal son nom, ici en revanche,  l'ensemble donne une impression de fatigue généralisée un peu génante....

Tout le monde s'agite beaucoup mais pour pas grand chose finalement!!

Commentaires
A
J'ai vraiment aimé I feel good moi.<br /> <br /> En revanche, même avis sur l'amour est une fête, et je vais me passer du 3ème malgré tous les bons acteurs :)
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 329 197
Chris Isaak en concert à Paris et à Lyon

 

 
Au cours de ses quarante ans de carrière, CHRIS ISAAK, chanteur et acteur, plusieurs fois disque de platine et nominé aux Grammy Awards, s'est produit dans le monde entier avec les membres de son groupe de longue date, Silvertone. Sa discographie et sa filmographie comprennent treize albums studio acclamés par la critique, douze singles en tête des charts et plusieurs films, tels que Le Silence des agneaux, Twin Peaks : Fire Walk With MeThat Thing You Do ! Son travail l'a également amené à travailler dans les coulisses, en créant la musique de plusieurs bandes originales de films, notamment Eyes Wide ShutTrue RomanceWild at Heart et Blue Velvet
 
Son méga tube "Wicked Game" a dépassé le milliard de streams sur Spotify.
 
En concert le 29 juin à Lyon (Amphithéâtre) et le 2 juillet à Boulogne-Billancourt (La Seine Musicale)

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

Drôlement bien, Festival d'Humour en 2027 à Lyon

 

DRÔLEMENT BIEN, LE FESTIVAL D’HUMOUR NÉ À BESANÇON, ANNONCE SON EXPANSION NATIONALE ET S’INSTALLE À LYON

Après trois éditions couronnées de succès qui ont fait rayonner la capitale comtoise, le festival d’humour Drôlement Bien lance sa première édition lyonnaise du 14 au 17 janvier 2027, confirmant son statut de référence nationale.

Pour cette édition inaugurale à Lyon, Drôlement Bien investira 9 salles et proposera une programmation riche de 35 à 40 spectacles, fidèle à son ADN de festival social et accessible : « Rire ensemble, c’est Drôlement Bien!"

Festival Drôlement Bien - le festival pour rire

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
168 abonnés