Baz'art  : Des films, des livres...
7 juillet 2022

L’eau de toutes parts :le Cuba libre de Leonardo PADURA

editions-metailie

" Écrire sur Cuba, sur les Cubains d'autrefois et sur ceux qui, comme nous, vivent maintenant,  est une terrible mission qui m'accompagne, mais que j'accepte avec un peu plus que de la résignation. Je l'accepte parce qu'il m'est impossible de ne pas le faire -- comme de vivre dans un pays entouré  d'eau -- mais surtout  parce que je veux le faire. Avoir une voix et ne pas l'utiliser peut être un péché, encore plus  dans un pays comme Cuba.
En revanche vivre sur l'île est l'expression de mon libre arbitre, une décision que j'ai volontairement accepté, parce que je veux continuer à vivre auprès de mes nostalgies, de mes souvenirs, de mes frustrations et, bien entendu, de mes joies et de mes amours.
Même si je n'ai pas souvent l'occasion d'éprouver certaines de ces sensations et de ces révélations, comme par exemple marcher le soir sur le Malecón, m'asseoir son mur, tourné vers la ville pour observer la vie ou tourné vers la mer pour me voir moi-même,  je peux penser qu'au-delà de l'océan il y a un monde que j'ai eu la chance de connaître et de savourer mais qui n'est pas le mien, et sentir de nouveau que, du mur vers l'intérieur, il y a un pays qui m'appartient,  malgré les lois et les interdictions qui l'ont rendu hostile... et auquel j'appartiens."

Leonardo-Padura©Philippe-Matsas

Vivre et écrire à Cuba. Leonardo Padura ne se cache plus derrière Mario Conde son alter ego de fiction. Dans ce récit il raconte son île à la première  personne du singulier. 
Ces souvenirs d'enfance, d'adolescence et de jeune écrivain deviennent une épatante Master-class de littérature et une véritable lettre d'amour à son île et à ses habitants d'un joueur de base-ball frustré devenu l'un des plus importants écrivain de langue espagnole.
De Mantillia, quartier populaire  du sud de La Havane qu'il ne s'est jamais résolu à quitter vraiment, dans la maison de son enfance, qu'il habite depuis plus de soixante ans, il écrit.
Leonardo Padura mantilliais, havanais et cubain enraciné dans son île, est devenu un écrivain populaire connu dans le monde entier.
Que voir à Cuba ? Les 30 lieux incontournables à faire et à voir
" L'eau de toutes parts" c'est Cuba de l'intérieur ,une île qui souffre mais qui espère, racontée par un amoureux fervent, mais c'est aussi et surtout le journal intime d'un écrivain fou de poésie et de littérature.
Leonardo Padura, avec un art consommé de l'exercice prend le lecteur par les épaules, comme on le fait avec un ami, et l'emmène en ballade dans la plus grande île des Caraïbes. 
Sous le soleil exactement, cet été traversez l'atlantique et partez à Cuba sans exploser votre empreinte carbone, la planète remercie Leonardo Padura.
L'eau de toutes parts     Leonardo Padura
EDITIONS Metailié
Publication : 15/04/2022
Commentaires
M
J'aime beaucoup cet auteur. J'ai une petite préférence pour ses textes historiques mais ceux sur Cuba sont plus accessibles et lumineux, ça fait de bien de temps en temps
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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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