Baz'art : Des films, des livres...

31 août 2011

Fabrice Eboué, le roi du stand up!!

eboueParmi les bonnes surprises de cet été qui touche hélas à sa fin, figure le beau succès public - plus d'un million d'entrées pour un film au sujet pas évident- de Case Départ, sorti en tout début juillet et qui est joué, écrit et réalisé (enfin en partie, car Lionel Steketee les a quand même pas mal aidés sur toute la partie technique du film) par Thomas Njigol et Fabrice Eboué.

Et si la nouvelle m'a autant réjoui, c'est que j'apprécie beaucoup ces deux humoristes venant tous les deux du Jamel Comédy Club, et  que, des deux, j'avoue un net penchant pour Fabrice Eboué.

En effet, je suis un de ceux qui ont suivi le Jamel Comédy Club depuis leur première diffusion en 2005, et trés vite, j'ai été fan de l'humour d'Eboué, physiquement assez proche de Dieudonné (il joue d'ailleurs de sa ressemblance dans son spectacle, pretextant qu'on le confond souvent avec lui, dont une fois, rue des Rosiers, entouré de juifs, ce qui l'a fait fuir à toutes jambes) et dont l'humour tient plus de Coluche ou de Desproges, s'il fallaità tout prix lui trouver une affinité: l'art de dire avec un ton totalement pince sans rire le pire des petites saloperies, avec toujours au fond des yeux la petite pointe de malice et d'humanité qui permet de faire passer la pilule.

Parallalélement à la diffusion des spectacles de ce Jamel Comedy Club, était diffusé les fausses coulisses du show intitulé Inside jamel comedy club, et Eboué campait un personnage de mégalomane antipathique et cynique au possible, et j'avais trouvé son autodérision et son jeu d'acteur hilarant à en pleurer.

J'ai pu vérifier que l'humour de ce type est définitivement ma tasse de thé en allant l'applaudir sur scène enebouée février dernier dans une petite salle de Lyon, la salle Rameau, car là encore, j'en avais mal au ventre tellement je pouffais sur mon siège: de ses débuts chez Jamel à sa participation comme chroniqueur chez Marc Olivier Fogiel, Eboué n'épargne absolument personne (son imitation de Christophe Hondelatte, voir sur l'affiche ci jointe est géniale), à commencer par lui, mais toujours avec le trait d'esprit qui le distingue de majorité des humoristes (ne nous faisons pas d'ennemi, on peut trouver facilement).

Et j'avoue que le cocktail :un peu d'humour sur soi même, une bonne pincée de fiel et une grande louche d'esprit, cocktail que ne renierait pas Bedos ou Desproges (bon allez, citons que des comiques morts ou presque, c'est mon 1/4 d'heure vieux con) est celui que  mes zygomatiques préfèrent.

Et puis, pour revenir à ce Case Départ que je n'ai  hélas pu aller voir au cinéma (je me rattraperais en DVD), je trouve que cette idée de faire une comédie autour de l'esclavage et de l'histoire des noirs en France sans que cela ne semble manichéen (aux dires de la critique et des spectateurs qui l'ont vu) est quand même un pari sacrément gonflé.

Pour en revenir à Dieudonné (et boucler la boucle), qui a longtemps porté en lui un projet de faire un film autour de ce sujet, je ne suis pas certain qu'il aurait eu la même vision que son presque sosie. Et je ne sais pas pourquoi, mais, pour le coup, je suis content qu'un seul projet cinématographique ait pu voir le jour.


CASE DÉPART : BANDE-ANNONCE HD Avec Fabrice Eboué, Thomas Ngijol... 

 

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30 août 2011

Le gagnant de losers né est...

A mon retour de Bretagne, un de mes premières activités fût de recenser le nombre de participants à mon jeu concours Losers nés mis en place dimanche 21 août. 23 participations!!!

Autant dire que j'ai bien vendu ce livre dans ma chronique quand même, non? (le mec se lance des fleurs)...

ou bien alors, dès qu'une enseigne " concours" s'allume, vous accourez... dans ce cas, je ne saurais vous blamer, je suis un peu atteint de la même pathologie...

Quoiqu'il en soit, j'ai donc opéré au tirage au sort, et la gagnante car il s'agit d'une fille (j'en suis presque surcette fois ci car , le pseudo et l'adresse mail le corrobore) n'est autre que .....

          - UTOPIA, qui avait joué en 3ème position comme quoi ca peut servir d'être prompte, et ca peut servir aussi de se bercer d'utopies... Je te contacte au plus vite pour te demander ton adresse postale.

Encore merci pour tous les autres et à très bientôt pour un nouveau concours, vu le succès des précédents.

Posté par filou49 à 12:33 - jeux - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Les premiers pas de deux romancières confirmées

voisinCet été, inconsciemment ou non, j'ai enchainé des lectures que l'on peut regrouper deux par deux , suivant les points communs réunissant les auteurs entre eux.

Après les auteurs patrons de presse, j'ai lu coup sur coup deux livres de poches écrites par des romancières françaises. Et le point de convergence entre ces deux romans est plutôt simple : il s'agit d'un de leurs tout premières oeuvres pour toutes les deux, alors que, depuis, ces romancières ont connu un succès public important.

Prenons tout d'abord Le Voisin, écrit par Tatiana de Rosnay en 2000, bien avant qu'elle ne connaisse la consécration avec au moins deux best sellers internationaux,  Elle s'appelait Sarah et Boomerang.

Si je n'ai pas lu ces deux romans, malgré (ou à cause de) leur triomphe, j'ai donc voulu tenter ce voisin, car peu de romancières hexagonales s'essaient au périlleux genre du thriller psychologique. En effet, l'héroine du Voisin, Colombe, trentenaire banale à la vie un peu lisse (un beau mari, une belle situation dans l'édition, deux enfants) emménage un jour dans un appartement en plein coeur de Paris. Tout semble se passer parfaitement jusqu'à ce que son voisin du dessus se mette à lui pourrir totalement la vie, par des nuisances sonores de plus en plus gratuites et violentes, et cette spirale infernale va littérallement faire tomber Colombe dans la folie.

Malgré quelques clichés (le mari vraiment trop fade et trop vite condamné) et des facilités d'écriture qui flirtent  un peu trop avec le thriller américain, l'auteur arrive à bien instiller le malaise et à nous faire rentrer dans la folie douce de cette Colombe qui ne pourra parvenir qu'à de radicales méthodes pour briser cet enfer qu'elle vit au quotidien. L'écriture, efficace et tendue à souhait, nous fait passer un très agéable moment qui m'a donné envie d'aller contre mes a priori sur l'auteur et continuer à aller découvrir son univers.

Après Tatiana de Rosnay, Delphine de Vigan a également attendu plusieurs romans avant de connaître un énorme succès critique et public avec Les heures soutteraines, chronique ici et dont le tout nouveau roman, Rien ne s'oppose à la nuit (  très beau titre tiré de la chanson de Bashung Osez Joséphine) vient tout juste de sortir, et semble trés bien parti pour être un des évenements de cette rentrée littéraire 2011 (la blogosphère qui bruisse de critiques positives sur ce livre, est là pour en témoigner).

 Cet été, j'ai découvert  un de ses premiers romans, Un soir en décembre, où l'on reconnait très bien sonun soir en décembre style : De Vigan n'a en effet  pas son pareil pour nous écrire le trouble, le désoeuvrement, le moment où l'on aimerait tant s'accrocher à quelque chose de solide pour repartir de l'avant, mais qu'on n'y arrive pas.

Cela dit, par rapport aux heures souterraines, j'ai trouvé l'intrigue beaucoup trop ténue et sans réel rebondissement. C'est l'histoire d'un écrivain qui voit sa femme partir et il ne fait rien pour la retenir, et devant son apathie, même moi qui ne suis pas le plus énergique des hommes, ait eu envie de lui donner quelques baffes pour le bouger quelque peu.

Bref, deux romans intéressants à lire pour voir comment ont évolué ces écrivains qui comptent désormais dans la littérature française, mais pas non plus des chefs d'oeuvre incontournables!!!

Posté par filou49 à 08:13 - roman - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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28 août 2011

pas de concours du dimanche

Je sais, pour le dernier dimanche d'août, j'aurais pu finir en apothéose avec un concours et des lots d'enfer... et ben, non, vacances oblige, et lots venant à manquer aussi, je suis obligé de vous laisser sans rien en ce dimanche 28 août...comme c'est aussi le jour d'anniversaire de ma soeur, j'ai préféré lui réserver les cadeaux pour elle!!!

J'espère que vous continuerez quand même à me suivre (bah oui mes lecteurs ne sont pas interéssés quand même), et vous souhaite très bonne rentrée... culturelle avant tout !!!

Posté par filou49 à 07:56 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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27 août 2011

Le coup de griffe du samedi : Coco

cocoAppréciant beaucoup Gad Elmaleh, un des comiques que j'ai vu sur scène et qui m'ont fait le plus rire, j'ai voulu allez voir au cinéma à sa sortie en 2009 le film qu'il a réalisé autout de son personnage fétiche, Coco.

Et je dois dire que j'ai rarement que j'avais pas vu un pareil navet au cinéma, toutes les 2 minutes je me demandais si j'allais partir ou non, finalement je suis resté au bout mais avec bcp de peine... Je m'attendais pas forcément à grand chose vu les critiques assassines, mais quand même pas à ce point, je me disais qu'on avait chargé la mule et que Gad Elamleh étant si talentueux en one man show, il y aurait bien une ou deux scènes à sauver...

Or rien, absolument rien, ne tient la route : dialogues consternants, jeu d'acteurs totalement outrés et pas crédibles pour un sou, scénario d'un vide abyssal et surtout aucun gag (si on peut appeller des gags) qui ne fassent rire tant ils sont téléphonés et baclés... ce film fait passer les bronzés 4 ou les randonneurs à st tropez pour des chefs d'oeuvre, c dire!!! Et dire que Gad revendique fièrement ce film, bien plus proche de son univers que les autres où il était seulement acteur!!! du coup, on en vient à se demander si Gad Elamleh a autant de talent que cela...

Et depuis, entre la Rafle et d'autres films assez mineurs, on ne peut pas dire qu'il a beaucoup fait pour redorer son blason, au cinéma, du moins.

Posté par filou49 à 07:15 - cinéma - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
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26 août 2011

la 7ème vague : le retour du maily-mélo

la-septieme-vagueCe coup ci, je n'ai pas attendu plus d'un an pour lire le second volet de l'histoire  d'amour virtuel entre Léo et Emmi, débuté avec quand souffle le vent du nord, chroniqué ici . 15 jours après la lecture du premier volet, et alors même que 9 mois séparent la dernière page du premier tome de la première page de celui ci, j'ai donc été plus vite que la musique, tant il me tardait de savoir comment allait évoluer leurs rapports épistolaires.

Si, au départ de cette nouvelle correspondance, Emmi, désirant arfemment renouer le contact, tombe sur une messagerie d'erreur (ce qui nous vaut quelques monologues plutôt croustillants), le dialogue  va réussir à retrouver leur vitesse de croisière au retour de Léo de son séjour à Boston. Il est vrai  que leur lien virtuel est  si fort et qu'en deux ans et quelques, les deux protagonistes  ont noué une relation basée sur le dialogue et la confiance. Et lorsque le virtuel est plus fort que le réel, forcément, on fait tout pour  se cantonner dans ce monde là.

Cependant,  sincérement, je me dis qu'il y a quand même un moment où la relation doit évoluer, et en l'occurence, même si les personnages autour des deux héros varient quelque peu ( Léo a une nouvelle copine, Paméla, Emmi se sépare de son mari), les alternoiements des deux personnages principaux laisse un  net sentiment de surplace qui m'a quand même légérement irrité.

Trop d'hésitations  et de volte-face de dernière minute finissent par lasser le lecteur, car au vu des critiques des internautes, je ne suis pas le seul qui considère, que finalement, et comme souvent dans les suites, cette suite ne semblait pas indispensable, et finalement ternisse un tout petit le premier volet. Si on était resté à la fin du premier volet, la frustration aurait été de mise au départ, mais c'est le lecteur qui aurait imaginé à sa guise l'évolution des sentiments, et finalement cela aurait surement été salutaire.

Au vu du succès du premier volet, il a semblé que Daniel Glattauer ait voulu anticiper la sortie du second pour surfer sur la vague (c'est le cas de le dire) du triomphe international de Quand souffle le vent du nord, et sans doute, qu'il aurait du laisser mûrir un tant soi peu le projet, ce qui aurait évité de nous laisser en bouche ce sentiment de bâclé.

 J'ai vérifié : pas de trailer ce coup ci pour ce second volet, et heureusement, vous dirais je au vu du ridicule du premier.

Posté par filou49 à 07:07 - roman - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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25 août 2011

Giesberg, Macé-Scaron: quand les stars de la presse s'essaient à la prose

macéHasard de mes lectures, j'ai lu  coup sur coup cet été, deux fictions romanesques écrites par deux personnalités importantes du monde des médias et dont les ouvrages respectifs semblent surtout parler presque exclusivement.....d'eux !!!

Parlons tout d'abord du livre qui m'est tombé des mains (bah oui vous connaissez maintenant mon coté sadique), je veux parler de Ticket d'entrée de Joseph Macé Scaron, ancien rédacteur en chef des pages Idées du Figaro et désormais directeur adjoint de l'hebdomadaire Marianne, directeur du mensuel Le Magazine Littéraire et producteur d'une émission de critique littéraire sur France Culture.

Ces deux dernières casquettes revetent leur importance, car, et ce n'est hélas pas le seul dans ce cas, la sortie de son roman a déclenché un certain nombre de bonnes critiques dans les médias, et lorsqu'on lit le livre en question, on se demande quand même où se situe l'objectivité de ces différentes opinions. Pour ne pas se facher avec quelqu'un qui a pignon sur rue dans le domaine de la chronique littéraire et qu'on peut régulièrement croiser dans les soirées littéraires du tout Paris, il faut réussir à pondre une critique qui n'est peut-être pas si excellente qu'elle en a l'air, mais à condition de lire entre les lignes. Ce que ne fait assurément pas le lecteur lambda, influencé par le battage médiatique fait autour de ce livre et qui du coup, se révèle assez consterné par les feuilles de ce Ticket d'entrée. 

Ne soyons pas bégueuls : L'auteur a certes une plume, mais le problème est qu'il ne se soucie  absolument pas de raconter une histoire: à la fois chronique de ses aventures homosexuelles avec de jeunes ephebes qui n'ont rien dans le crane et beaucoup ailleurs, et également satire du monde de la presse mais qui n'en dit pas tant que cela quand même pour ne pas facher grand monde,  sans oublier et portrait d'un quadragénaire un peu dépressif mais pas trop, Ticket d'entrée n'est finalement rien de tout cela et laisse un sentiment de vacuité assez incontestable et surtout, sous couvert d'autodérision forcée, une impression de narcissisme évidente chez l'auteur.

fogL'autre roman que j'ai lu de ces grands pontes des médias s'improvisant auteurs, c'est  Un très grand amour,  qui provient d'un "auteur" encore bien plus célèbre que Macé- Scaron, j'ai nommé Franz- Olivier Giesberg, connu aussi sous le dyminutif de F.O.G. FOG en anglais, ca veut dire brouillard, et si vous me permettez l'expression, son livre m'a un peu laissé dedans (je sais, elle est facile).

Certes, contrairement au roman de Macé- Scaron, le tissu romanesque d'Un trés grand amour est plus riche, mais le narrateur fait quand même énormement penser à l'auteur : homme des médias, chroniqueur littéraire à la télé, qui a rencontré les grands de ce monde, écrivains et politiciens ( de Julien Green à Mitterrand), ca me fait penser à quelqu'un, quand même, mais je vois  vraiment pas à qui...)))

Là encore, le gros problème du livre est la mégalomanie évidente de l'auteur: à presque toutes les pages, l'auteur nous auto cite ses plus belles réflexions, ou alors, celles des auteurs qu'il affectionne particulièrement. Très vite, le livre ressemble à un vaste catalogue de citations littéraires, dont certaines sont effectivement plutôt bien tournées ("Si l'on peut mesurer l'amour au degré de peur qu'il engendre, celui-là était le plus grand que j'aie jamais connu" ou  bien encore "Je suis un homme: autrement dit le seul animal de la Création qui a sa queue devant et ne cesse de courir après".) qui entrave complètement le fil narratif. FOG passe avant pour un don Juan qui collectionne les aventures avec les belles et (très) jeunes femmes, et finalement le très grand amour en question n'est jamais vraiment ressenti comme il devrait l'être.

De plus, les derniers chapitres du livre, décrivant par le menu détail le cancer de la prostate dont a souffertvéritablement Giesbert, m'ont semblé particulièrement impudiques et m'ont mis vraiment mal à l'aise. De Giesbert, je préfère défintivement ses essais politiques, dont la tragédie du président qui  m'avait bien captivé en nous dévoilant les facettes de la Présidence Chirac.

De tous ces hommes des médias s'essayant au roman, seul Jérome Garcin du Nouvel Observateur et du Masque et la Plume  me semble vraiment possèder un vrai talent de conteur, comme son dernier roman, Olivier dédié à son frère mort lorsqu'il avait 7 ans le démontre.

Posté par filou49 à 07:07 - roman - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
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24 août 2011

Morse, un film aux dents longues..

morseContrairement aux livres, je ne fais pas partie d'un jury qui me permettrait d'aller piocher dans des univers dont je ne suis pas habitué (quel dommage!). Du coup, je m'impose moi même cette petite contrainte, à savoir tenter de voir des classiques de genres de cinéma vers lesquels je n'ai pas d'affinité particulière. Le film d'horreur, et son sous genre, le film de vampires font incontestablement partie de cette catégorie.

Que ce soit le Dracula de Coppola ou la saga Twilight qui a tant plu aux adolescentes ( ah Robeerrrrrt), je n'ai jamais eu la volonté d'aller m'aventurer dans ce genre d'univers. Quant à la série Buffy et les Vampires, je crois que j'étais déja trop âgé lors de sa diffusion sur M 6 pour y être attiré. Et finalement, j'ai décidé de me piquer pour une tes toutes premières fois au films de vampires, et en le voyant sur les rayons de mon vidéo club, j'ai opté pour un film, pas trés connu du grand film, mais qui a connu quand même un superbe écho chez pas mal de personnes qui l'ont vu. Primé au festival fantastique de Gérardmer et ayant fait l'objet d'un remake américain peu de temps aprés( Laissez moi entrer par le metteur en scène de Cloverfield), Morse, film suédois est considéré  par beaucoup qui l'ont vu comme un des plus beaux film du genre, si ce n'est le plus beau.morse

L'histoire d'ailleurs ressemble étrangement au postulat de départ de Twilight, mais avec un schéma inversé : ici, ce n'est pas le garçon qui est un vampire dont tombe amoureux une jeune fille, mais le contraire.

Ces deux personnages vont se rapprocher grâce à leur sentiments communs d'être un peu à part, que ce soit cet ado, souffre douleur dans son collège, ou cette fille vampire, car je ne sais pas pourquoi, mais personne ne  semble vouloir s'approcher d'une jeune fille qui aurait tendance à vouloir faire de son quatre heure tous les gens qu'elle croise.

Donc, à part ce pitch qui pourrait faire passer Morse pour un film pour ado boutonneux,ce qu'il n'est absolument pas, le film est quand même à des années lumières de Twilight (du moins j'imagine, étant donné que, je le répète, je ne n'ai pas vu cette saga), essentiellement à cause du traitement du film, beaucoup plus difficile d'accès.

Morse est un film qui  ne se laisse pas facilement aimer de prime abord, un peu austère (comme le climat de cette suéde neigeuse et glaciale qui sert de décor au film),  certainement pour mieux transcender les rares scènes de violence qui parsèment le film. Mais une fois entré dans l'athmosphère déroutante du film, impossible d'oublier ces deux personnages, et notamment son dénouement assez magnifique dans sa radicalité et son lyrisme.

Bon, rassurez vous, je ne vais pas forcément voir ce genre de film tous les 4 matins, mais au moins j'aurais pu dire que j'ai visionné un des top dans la catégorie.

La Bande annonce pour tenter de convaincre ceux qui ont des envie de gousse d'ail et de dent longues.


Morse - Bande Annonce VO st fr

Posté par filou49 à 07:35 - cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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23 août 2011

Les Schtroumpfs, un film schtroumpfement....euh Schtroumpfs

strumphsAprès Hop,  la chaleur retrouvée du mois d'août lyonnais nous a imposé , à moi  et à mon fiston de 5 ans, une nouvelle séance de cinéma. Grand seigneur, je lui ai laissé le choix entre les différents films d'animation présents à l'affiche. Et Monsieur a choisi Les Schtroumpfs.

Vu qu'il est comme son père, et que tout ce qui a un moteur et qui roule  ne l'intèressent guère, il n'a pas choisi Cars 2,  et je lui en sait gré. En revanche, j'aurais quand même préféré qu'il choisisse Les contes de la nuit, mais le lobbying incessant que j'ai pu le lui faire en lui montrant la bande annonce tous les jours sur le net a eu l'effet inverse à celui escompté.

 Bref, Monsieur a voulu voir les Schtroumpfs, et comme ces petits êtres bleus font intégralement partie de mes souvenirs d'enfance ( j'étais assez fan,que ce soit en BD ou en dessin animé), je n'avais rien contre le fait de voir ce que leur passage sur grand écran pouvait donner. Bah oui, on a tous  en mémoire leurs chansons "la la les schtroumpfs na na ( ca y est vous l'avez dans la tête pour toute la journée j'espère), les petits stroumphs qui suivent derrière le grand (petit aussi) et qui lui demandent "c'est encore loin, Grand Stroumph?" , et puis surtout l'odieux Gargamel, le sorcier cruel qui ne rûve, lui et son chat Azraël de capturer ces petits bonhommes bleus. Comment ça, ce n'est pas votre cas, à vous? Dans ce cas là, je ne vous stroumphe plus et je continue quand même ma chronique)

Alors, me demandez vous tous et toutes en choeur, est ce que la version 2011 et en 3D des Schtroumpfs (c'est pénible à écrire ce mot, je vous assure) est fidèle à l'esprit de Peyo?

Eh bien dans l'ensemble, et au risque de passer pour un vieux réac qui affirme comme la marionette de Cabrel aux guignols "c'était mieux avant", je dois répondre que....NON, pas vraiment.

Bon déja, finalement de version 3D je n'en ai pas eu : effectivement, et chose étrange, dans ce mutliplexe où je suis allé voir ce film et où la 3D a pourtant largement droit de cité, ici, une pancarte  barrait une partie de l'affiche du film les Schtroumpfs en 3D pour le remplacer par projection en 2D seulement. Du coup, cela m'a laissé une impression un peu étrange, car contrairement à ce qu'affirme pas mal de spectateurs d'allo ciné qui, comme souvent râle sur le fait que la 3D ne s'imposait pas et servait à rien, ici j'ai eu l'impression que certaines scènes étaient vraiment faites pour ça, et du coup en 2D, ca nous donnait un peu le tournis pour pas grand chose.

 A part cela, j'ai plus eu l'impression d'assister à un remake des Visiteurs qu'aux vrais schtroumphs. C'est vrai, quoi, ces personnages issus d'un monde médieval totalement anachronique et qui vont découvrir les obstacles de la société industrielle (la chasse d'eau, les moyens de transport, le parfum), ca fait quand même pas mal penser à Clavier ( auquel l'acteur qui joue Gargamel ressemble pas mal d'ailleurs) et Jean Reno, sénieurs de Montmirail...

Alors, évidemment, ce décalage nous vaut quelques scènes plutôt réussies et même assez drôles (si si j'avoue), mais  la poésie et la  naiveité de l'oeuvre initiale (je parle plutôt de la BD) semblent être restées en Belgique et n'ont pas  vraiment franchi l'Atlantique. Cela dit, le film fait un carton un peu partout où il sort ( surtout en Chine visiblement), ce qui rend le produit au moins efficace et rentable.


LES SCHTROUMPFS : BANDE-ANNONCE VF (The Smurfs)


 

Posté par filou49 à 08:17 - cinéma - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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22 août 2011

Dans la brume électrique : Tavernier dans le bayou

dans la brumeJe vous l'ai dit trés récemment: j'aime le polar, mais j'ai de grosses lacunes dans les auteurs phares de ce genre littéraire. Par exemple, je n'ai jamais lu un seul livre de James Lee Burke, pourtant considéré comme un grand maitre du roman noir américain, avec notamment son personnage fétiche, le shérif Dave Robicheaux oeuvrant en Louisiane, ce qui confère une athmosphère particulière à ses romans.

Cette atmosphère typique de la Nouvelle Orléans, est en tout cas trés prégnante dans l'adaptation cinématographique d'un des romans de Burke, dont le titre original est Dans la brume électrique avec les morts confédérés, titre  dont Bertrand Tavernier a coupé à la moitié pour en garder que le début: Dans la Brume électrique, film sorti en avril 2009 et que je viens de voir en DVD.

Grand admirateur du cinéma américain, et auteur de  livres de référence sur le sujet, Bertrand Tavernier réalisait ici son premier film de fiction aux États-Unis, dans un État empreint de ses racines francophones.brume

Il n'est pas sûr que Tavernier renouvelle l'expérience, qui lui a laissé un goût amer: grosses dissenssions avec ses producteurs qui, du coup, n'ont pas sorti le film sur les écrans américains, mais seulement en DVD, et difficultés relationnelles avec l'acteur principal Tommy Lee Jones, qui, visiblement, est pas mal intervenu dans la réalisation, au lieu de rester sagement devant la caméra...

Le point de départ de Dans la brume électrique, c'est d'abord le corps d'une prostituée de 19 ans que l'on retrouve morte et mutilée.  L’inspecteur Dave Robicheaux chargé de l’enquête soupçonne Julius « Baby Feet » Balboni, une figure de la mafia locale. Dans le même temps, il arrête pour conduite en état d’ivresse Elrod Sykes, une star hollywoodienne venue en Louisiane tourner un film et dont l’un des producteurs n’est autre que Julius Balboni. L’acteur lui confie avoir découvert des ossements humains dans le bayou. Cette découverte fait resurgir chez Dave des souvenirs du passé : 35 ans plus tôt, il a assisté au meurtre d’un homme noir à cet endroit.

On voit donc que le film possède un matériau bien riche, avec plusieurs histoires qui se croisent, celles du passé avec celles d'aujourd'hui ( d'autant que Tavernier a actualisé l'intrigue en la situant après le passage du cyclone Katrina) et la Louisiane est un personnage à part entière du film avec son bayou, ses légendes, son racisme ordinaire pas totalement révolu, ses airs de jazz et de blues à tous les coins de rue. Cela, Tavernier le fait ressentir parfaitement. Et Tommy Lee Jones en shérif bourru mais droit dans ses bottes est très à son affaire. Mais passé la première heure, on a du mal à ne pas être un peu étouffé par la moiteur du bayou et trouver que le rythme se traine quand même un tout petit peu. La faute aussi à  une certaine confusion de l'intrigue qui nous perd un peu d'une histoire à l'autre (l'actuelle et celle du passé).

Lors de sa sortie en salles en France, une grande majorité de la critique était élogieuse sur l'expérience américaine de Tavernier. Pour ma part, elle m'a laissé plus mitigé, mais mérite quand même le détour, pour tous ceux qui ont envie de savoir un peu plus sur l'état le plus francophone des States, la Louisiane.


Dans la brume électrique - la bande annonce

 

Posté par filou49 à 07:43 - cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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