Baz'art  : Des films, des livres...
6 février 2025

[CRITIQUE] Maria : Larraín filme sublimement la (les) diva(s)

 Maria , en salles depuis hier, semble presque débarquer en terrain connu désormais. En effet, cette exploration des derniers instants de vie de Maria Callas, célèbre chanteuse d’opéra grecque ayant marqué le XXe siècle de son timbre de voix singulier et son registre de jeu étendu, est mis en scène par Pablo Larraín.

Pour rappel, ce dernier avait entrepris une trilogie de films centré sur des femmes de pouvoir ayant marqué le siècle dernier,  des figures de pouvoir certes, mais avant tout marqué par la tragédie.

C’est ainsi qu’on a pu avoir Jackie (avec Natalie Portman) et Spencer (Kristen Stewart en princesse Diana), deux portraits féminins traversés d’une empreinte funèbre.

Maria vient  clore cette trilogie,  et pour notre plus grand plaisir  Pablo Larraín abandonne les quelques expérimentations formelles et autres visions hallucinatoires  pour quelque chose de plus accessible et moins prétentieux tout en conservant un coté tres léché au niveau de l'image et de la construction narrative.

Dans ce récit émouvant en forme de journal imaginaire, Maria nous fait revivre les deux dernières semaines de la diva. Le film se glisse dans sa peau comme dans ses rôles, explore son existence flamboyante et douloureuse.

Requiem funèbre pour La Callas

On retrouve ainsi La Callas à Paris en 1977.

Cloîtrée dans son grand appartement du XVIe arrondissement, avec pour seuls compagnons son majordome et quelques domestiques, la chanteuse est désormais en fin de carrière et au crépuscule de sa vie. Subissant une extinction de voix après des années à défier les octaves, accro aux barbituriques et meurtrie par une relation toxique s’étant conclue via l’adultère d’Aristote Onassis,

Maria n’est plus que l’ombre de la diva d’antan !

Très « années 1970 » dans ses textures, dans son grain, le présent est dominé par une palette automnale de circonstance, laquelle palette cède la place au noir et blanc lors des retours en arrière.Larraín traduit le flot de pensées de l’héroïne par un flot d’images dont la teneur réaliste se colore de notes impressionnistes et oniriques.

Le script de Steven Knight prend donc la route du requiem sur 2h, comme l’épilogue d’un grand biopic auquel on aurait amputé toute une narration chronologique et crescendo. 

Tant qu’à faire, le créatif scénariste invente même une rencontre avec Kennedy, qui ajouterait bien une prise à son tableau de chasse, mais se fait rembarrer.
 

 Angelina EST MARIA

Un rôle incroyablement habité par une Angelina Jolie livrant sa plus grande performance d’actrice à ce jour. Angelina Jolie, sans qui le film n’atteindrait jamais les mêmes sommets émotionnels.  La dernière fois que la comédienne avait livré une prestation intéressante devant la caméra remonte à « L’échange » le thriller de Clint Eastwood, sorti en… 2008.

Les Français se délecteront de Vincent Macaigne en docteur Fontainebleau, prescrivant sans examiner la diva. Pierfrancesco Favino en majordome homme à tout faire confirme qu'au cinéma, il sait ...tout faire !

Bref, Pablo Larraín et son directeur photo Edward Lachman (The Virgin Suicides/Cri ultime ; Far from Heaven/Loin du paradis ; Carol)  livent ainsi une Oeuvre mélancolique, poignante et gracieuse, la meilleure de la trilogie, Maria se dépose dans la mémoire avec une douceur trompeuse.

 

En salles depuis le 5 février 2025.

Distributeur ARP

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Chris Isaak en concert à Paris et à Lyon

 

 
Au cours de ses quarante ans de carrière, CHRIS ISAAK, chanteur et acteur, plusieurs fois disque de platine et nominé aux Grammy Awards, s'est produit dans le monde entier avec les membres de son groupe de longue date, Silvertone. Sa discographie et sa filmographie comprennent treize albums studio acclamés par la critique, douze singles en tête des charts et plusieurs films, tels que Le Silence des agneaux, Twin Peaks : Fire Walk With MeThat Thing You Do ! Son travail l'a également amené à travailler dans les coulisses, en créant la musique de plusieurs bandes originales de films, notamment Eyes Wide ShutTrue RomanceWild at Heart et Blue Velvet
 
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En concert le 29 juin à Lyon (Amphithéâtre) et le 2 juillet à Boulogne-Billancourt (La Seine Musicale)

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

Drôlement bien, Festival d'Humour en 2027 à Lyon

 

DRÔLEMENT BIEN, LE FESTIVAL D’HUMOUR NÉ À BESANÇON, ANNONCE SON EXPANSION NATIONALE ET S’INSTALLE À LYON

Après trois éditions couronnées de succès qui ont fait rayonner la capitale comtoise, le festival d’humour Drôlement Bien lance sa première édition lyonnaise du 14 au 17 janvier 2027, confirmant son statut de référence nationale.

Pour cette édition inaugurale à Lyon, Drôlement Bien investira 9 salles et proposera une programmation riche de 35 à 40 spectacles, fidèle à son ADN de festival social et accessible : « Rire ensemble, c’est Drôlement Bien!"

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