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27 octobre 2025

[CRITIQUE] La Femme la plus riche du monde : les rouages ambivalents de la richesse et du pouvoir. 

 [CRITIQUE] La Femme la plus riche du monde :  les rouages ambivalents de la richesse et du pouvoir. 

Tout le monde ou presque qui a suivi l'actualité au début des années 2010 se souvient sans trop y réfléchir des noms de François-Marie Banier et  Liliane Bettencourt.

Françoise, fille unique de Liliane  Bettencourt (disparue en 2017, elle était l’actionnaire majoritaire du groupe L’Oréal et la 14e fortune mondiale), a accusé François-Marie, l’écrivain-photographe, d’avoir profité de la fragilité psychologique de sa mère âgée pour recevoir près d’un milliard d’euros de dons sous forme de tableaux de maîtres, de chèques ou de contrats d’assurance-vie.

Dans « la Femme la plus riche du monde », dérivé de l'affaire,  la comédie de Thierry Klifa est avant tout une  comédie mordante aux dialogues savoureux, qui aborde une partie de l'affaire Bettencourt,   on pense notamment de nombreuses mises en examen d'hommes politiques dans la vraie histoire - volet que Thierry Klifa n'aborde pas dans son film pour n'en conserver que le volet farcesque...
 

Mine de rien, le film explore cependant de façon assez frontale, même sous les oripeaux de la farce tragi comique les thématiques de la transmission, de l’héritage, de la solitude dorée, du désamour, et interroge sur les rouages ambivalents de la richesse et du pouvoir. 

Thierry Klifa filme avec rythme et densité ce tourbillon des sentiments, qu'il transforme en tension palpable jusqu'au moment où la situation se retourne et change de cap.

Au cœur de ce rififi chez les ultrariches, sans que le lien entre eux soit clairement défini à la fin du film, Isabelle Huppert et  Laurent Lafitte semblent s y'amuser comme des petits fous.  

 

Laurent Lafitte, notamment en transfuge de classe, paillard, grossier, qui, en déboulant, atomise les codes,  s'y donne à cœur joie.

On notera aussi, bien que ce ne soit pas habituellement notre comédien préféré la belle prestation de Raphaël Personnaz tout en retenue, tel que l'exige son rôle de majordome pas dupe du manège qui se joue devant lui.  

Une comédie réjouissante et grinçante à la fois qu'on espère plus visible en salles que le pourtant déja réjouissant Les rois de la piste sorti en catimini totale l'an dernier au cinéma.

 

 

«  La Femme la plus riche du monde », de Thierry Klifa, avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Isabelle Huppert, Raphaël Personnaz, André Marcon, Anne Brochet…

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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