Critique : FATHER MOTHER SISTER BROTHER de Jim Jarmush: Un lion( d'Or) qui rugit très mollement
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L’attribution du Lion d’or à Jim Jarmusch pour Father Mother Sister Brother sorti depuis hier a provoqué pas mal de réactions outrées dans la presse. surtout qu'à coté La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania avait vraiment fait son effet.
On comprend que parfois les jurys du festival préfèrent encourager la veine intimiste à la veine politique on a rien contre cela, mais là a vision de ce Father Mother Sister Brother, on se dit que le Jury comme cela arrive parfois dans un grand festival (comme cela a été à Cannes pour Loach ou Kore Eda ou Venise l'année d'avant pour le Almodovar) ait souhaité plus consacrer la carrière de Jarmusch dans son ensemble que ce film là en particulier
Car qu'il nous aura vraiment semblé mineur ce Father Mother Sister Brother, auréolé de ce Lion d’or bien trop grand pour lui.
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Ces trois rencontres de famille (aux États-Unis, à Dublin et à Paris) permettent au cinéaste de Ghost Dog ou de Patterson de renouer avec le film à sketches, un genre qui lui réussit moyennement, c'était déjà le cas du pas trop réussi Night on Earth.
On comprend bien ou veut en venir le cinéaste underground new-yorkais avec ces trois volets sans lien puisqu'il s’y penche sur les liens familiaux à travers trois histoires cultivant son sens aiguisé du décalage feutré à la a manière des haikus déjà à l'œuvre dans Patterson mais ce film visiblement réalisé sans ambition démesurée - même lui a du être surpris de la récompense italienne- ennuie - poliment et joliment certes- plus qu'il ne captive d'autant que lors des deux premiers volets, les personnages ne sont pas attachants et ne semblent être mus uniquement par des considérations matérielles, sans que l'on comprenne si le réalisateur les défend ou les dénonce.
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Dans cette œuvre vaguement mélancolique et parfois pertinente sur la filiation mis en scène sans trop de folie, on est loin à des expériences formelles et sensorielles auxquelles nous avait habitué Jarmus
il nous aurait bien été impossible d’y voir la patte formelle du réalisateur de Dead Man qui jusqu’à présent a toujours conféré un charme ineffable à ses œuvres.
Bref, on ne peut que garder un goût amer suite au visionnage de Father Mother Sister Brother…
Dès trois segments on sauvera le dernier, Sister Brother, le volet parisien, le seul sans star au casting, où un frère (Luka Sabbat) et sa soeur (Indya Moore) se retrouvent pour une dernière visite à l’appartement de leurs parents, disparus récemment; un binôme uni celui-là par une profonde complicité sous le regard bienveillant de Françoise Lebrun et du réalisateur, moins amer et du coup plus empathique que pour les sketches précédents.
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Mais cela reste insuffisant- les deux premiers volets sont vraiment faiblards- et au risque de nous répéter (ca y est on devient officiellement vieux en ce début 2026), ce n’est pas forcément ce que l’on attend de la part d’un film récompensé par un Lion d’Or à Venise.
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