[CRITIQUE] SEND HELP; Sam Raimi sort la truelle pour son Koh Lanta de bureau
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Echoués sur une île déserte, Linda Liddle et Bradley Preston sont les deux seuls survivants d’un crash aérien. Lui est normalement son patron, un type débecquetant qui vient de succéder à son père, et lui a refusé une promotion.
Mais là, on n’est plus au bureau : il a beau lui rappeler que c’est lui qui commande, pour la survie, il est nettement moins doué qu’elle qui travaillait au service stratégie et planification… Sam Raimi s’amuse beaucoup en réunissant sur une île déserte, après un crash aérien, un petit macho de patron et son employée souffre-douleur, jusque-là condamnée aux brimades à perpétuité.
Son ingéniosité face à l’adversité s’avère inestimable pour garder Bradley- en vie sur une île isolée. Au fur et à mesure que les jours passent, la tension s’intensifie entre Linda et Bradley avec des conséquences
Pendant ce temps, la petite amie glamour du PDG, Zuri (Edyll Ismail), dirige la recherche de son beau disparu
Dans Send Help., Rachel McAdams sort le grand jeu ! À la fois drôle et physique, la Canadienne (qui avait déjà tourné avec Raimi dans Doctor Strange) renoue avec l’énergie d’une Kathleen Turner dans La Guerre des Rose.
Bien que très divertissant, "Send Help" n’est pas un grand film , on est un peu dans une version de Sans filtre, la troisième partie sur l'ile déserte, mais en moins subtile plus exagérée et criarde.
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Raimi va à la truelle dans ses situations, mais avec un peu plus de finesse on se dit qu'il aurait pu pousser encore plus loin le curseur de la méchanceté et la cruauté, on sent parfois qu'il ronge son frein, notamment en raison des contraintes liées à la distribution Disney
Il en va de même pour l’écriture des personnages, pas des plus raffinés. Raimi reste à ce qu'il sait bien faire : la série B, bien écrite et bien jouée, assez gore sur 3- 4 scènes : Il ose déchaîner des bouffées de sang et de gore montrant que le réalisateur d’Evil Dead, n'a pas perdu la main.
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"Send Help" de Sam Raimi ou la confrontation, musclée, entre McAdams et Dylan O’Brien.
Dommage que les personnages n’aient pas été un peu plus creusés ! Car il y avait « matière à », justement : le monde de l’entreprise, le harcèlement au travail, tout ça…
En même temps, ce n’est pas spécialement là dessus qu'excelle habituellement Sam Raimi. Mais plutôt de savoir trousser des films fun, comédie, tendance humour noir, gore comme il faut, et là dessus on peut dire qu'il a réussi son pari
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Send Help de Sam Raimi
en salles le 11 février
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