Baz'art  : Des films, des livres...
15 janvier 2013

Les bêtes du Sud Sauvage : si beau, si lent...

les-betes-du-sud-sauvage-de-benh-zeitlin-10689814jjanmDepuis maintenant plusieurs mois, et notamment depuis le festival de Cannes où le film avait récolté la Caméra d'Or et laissé pas mal de spectateurs totalement ébahis d'admiration, j'avais très envie de voir  Les Betes du Sud Sauvage, ce premier film américain dont on vantait monts et merveilles.

Je tenais même à le voir avant la fin de l'année ( il était sorti le 12 décembre dernier), histoire que je le fasse éventuellement intégrer à mon top 10 de 2012.

 Hélas, j'ai vu le film et malgré d'immenses qualités évidentes, j'ai été loin d'être renversé par ce film qui m'a même, reconnaissons le un peu avec dépit, quelque peu ennuyé.

Et je vous préviens d'emblée, je risque d'employer, pour qualifier ce film, une expression que j'utilise assez souvent (remarquez, cela faisait quelques temps que je l'avais pas usité, e semnle t il)  :"

Du coup, on va l'utiliser d'emblée, comme cela, on en sera vite débarassé : "voilà l'exemple même de film où le fond est dominé par la forme"..

En effet, force est de reconnaitre que le cinéaste new yorkais Benh Zeitlin, ( qui s'est totalement emmouraché de la Nouvelle Orléans à tel point de s'y être installé depuis 6 ans et d'avoir tourné ses courts et son premier long là bas) sait installer une ambiance totalement envoutante dès les toutes premières minutes, et camper un univers poétique bien à lui: entre la musique absolument planante, sa caméra à l'épaule qui réserve quelques fulgurances visuelles, et un soin énorme accordé à la photo et à la lumière , le jeune cinéaste arrive, avec un budget de trois fois rien, à façonner une athmosphère pile poil entre le réalisme social glauque, et une poésie des bidonvilles gratinées d''onirisme ; la petite héroine ayant un imaginaire peuplé d'animaux préhistoriques).

D'ailleurs, autre grand atout du film, cette héroine, la petite Huschpuppy,  est jouée par une jeune actrice venue de nulle part (Quvenzhané Wallis nominée à l'Oscar de la meilleure actrice, un record de précocité) et qui a probablement l’une des têtes les plus mignonnes du monde.

Bref, on ne peut qu'être sous le charme de la beauté des images le bayou – ces étendues d’eau formées par d’anciens bras du Mississipi en Louisiane qui défilent devant nos yeux, le problème est qu'assez vite, on n'a pratiquement que ça à se mettre sous la dent.

Le scénario est confus, et le réalisateur semble plus se soucier de faire de belles images que de nous rendre les  personnages vraiment attachants, en premier lieu ce père dont on a les plus grandes difficultés à comprendre les motivations et à avoir un peu d'affection pour lui.

Et si, comme moi, on est assez hermétique au message philosophico-écologique  asséné pas très subtilement tout au fil du  film, on peut vite trouver que celui ci nous  propose une suite de séquences dénuées de sens et de fil narratif digne de ce nom.

Comparé  à Summertime( dont j'ai parlé samedi dernier, autre film contemplatif sur le Mississpi réalisé par un autre jeune prodige du cinéma indépendant US ) , également visiblement inspiré par le cinéma de Terence Malick, les personnages manquent de densité psychologique, et le trait de subtilité. Du coup, alors que Summertime m' passionné, ces bêtes du Sud Sauvage finissent par ennuyer ceux qui , à mon instar, n'ont pas réussi à prendre le billet pour ce voyage dans le Bayou...

Les dernières minutes, où enfin le vrai sujet du film ( les relations entre cette petite fille et son père violent et malade) est traité un peu plus frontalement, sont effectivement magnifiques, mais hélas, il est un peu tard pour faire de ces bêtes du Sud Sauvage le chef d'oeuvre du 7eme art comme certains ont pu l'autoproclamer.

Commentaires
P
Les critiques des spectateurs sont loin d'être aussi élogieuses que celles de la presse. J'avais envie de le voir et je m'étais trompée dans les horaires et je me dis que ça n'était peut-être pas plus mal...<br /> <br /> Merci pour ton avis filou.<br /> <br /> Bonne soirée !
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A
Comme toi, pas été vraiment touchée. Je n'ai pas fait de critiques dessus non plus. Les personnages me mettaient même plutôt mal à l'aise ...
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R
Bonjour, j'étais impatiente de voir ce film qui était le chez d'oeuvre de l'année. J'avoue aussi avoir été déçue je m’attendais à mieux. La petite est certes attachante mais cette narration interminable ne m'a pas plus, ça manquait de dialogue et de rythme. Ceci dit ce film est encore nommé dans une compétition aux oscars, on verra bien le résultat. Bonne continuation.
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M
Je vois que comme moi, tu n'as pas apprécié ce film plus que ça... Il y a de bonnes choses, mais ça ne suffit pas à en faire un film aussi marquant que les critiques ou les festivals veulent bien le dire!
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

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Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

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DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

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Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

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