Baz'art  : Des films, des livres...
5 mars 2024

[CRITIQUE] La Vie de ma mère- le tabou de la bipolarité

 [CRITIQUE]  La Vie de ma mère- le tabou de la bipolarité

Les personnes qui souffrent de bipolarité sont dans
une souffrance réelle. Mais, à l’inverse, pour les accompagnants et
les proches, cette phrase résonne comme une sorte d’échec et
mat… On se sent complètement démuni et cela peut provoquer
colère et désarroi.

Julien CARPENTIER

Julien Carpentier, festival du film de Société de Royan

Julien Carpentier, festival du film de Société de Royan

Pierre, 33 ans, fleuriste dont la petite boutique cartonne voit sa mère Judith, personnalité particulièrement extravertie et fantasque et excessive redébarquer dans sa vie après deux années passées loin de lui.  Son amour profond pour cette mère l’empêche de s’en détacher et au fond de se construire en tant qu’adulte.

On avait suivi sa carrière de loin mais on sait que Julien Carpentier a travaillé avec des humoristes tels que Mathieu Madénian, Thomas VDP et Monsieur Poulpe surtout  à la TV, plutôt des poids lourds de la comédie. Pour son premier long-métrage  au cinéma il  met un peu du drame dans sa comédie et s’attaque à un sujet délicat et personnel.

Le personnage maternel annoncé dans le titre, titre au demeurant assez banal,  est atteint d’un trouble bipolaire. Il est en fait directement inspiré de sa propre père, d'après les confidences qu'il nous avait fait lors du dernier festival du film de société de Royan où on avait eu la chance de l'interviewer 

 La Vie de ma mère pourrait être une chronique familiale des plus classiques, mais Julien Carpentier l'agrémente de jolies idées parfois décalées, parfois poétiques, comme cette passion des fleurs, qui réunit mère et fils, avec du coup, toute la symbolique du langage des fleurs en métaphore. 

Le film réussit son pari, toucher au coeur, notamment grâce à une écriture des personnages  des plus fines  et un duo de comédiens au diapason.

.Mention spéciale en effet au duo  Agnès Jaoui- dont on a peur qu'elle en fasse un peu beaucoup au début du film avant de paraitre plus nuancé à la fin du film et surtout  William Lebghil  sans doute dans son rôle le plus émouvant et le plus nuancé de sa jeune carrière - qui fait des étincelles ..

Et le film n'est jamais aussi touchant lorsque les silences, les non dits, les regards et les chansons qui en disent plus que les mots ( très belle séquence de karaoké sous fond de Julien Clerc) laissent place aux dialogues.

Ces belles scènes, porté par le très beau décor de la dune du Pilat, emportent le morceau et font de cette vie de ma mère une très agréable surprise! 

 Agnès Jaoui et William Lebghil dans La Vie de ma mère - KMBO- en salles le 6 mars 2024

Agnès Jaoui et William Lebghil dans La Vie de ma mère - KMBO- en salles le 6 mars 2024

Commentaires
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 247 317

 

Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
169 abonnés