Baz'art : Des films, des livres...

31 janvier 2012

Vu sur scène : les grands espaces d'Isabelle Boulay

Isabelle-Boulay-Entre-Matanne-et-Baton-RougePendant longtemps,  et ce, depuis le début de sa carrière au début des années 1990, Isabelle Boulay, au succès incontestable, était classée dans la catégorie des chanteuses québécoises à voix, à forte tendance "variétoche".

Mais depuis quelques années, l'artiste a gagné en crédibilité artistique ce qu'elle a perdu en succès auprès du public. Il faut dire qu'Isabelle collabore depuis plusieurs albums avec l'immense Benjamin Biolay, et forcément, la qualité des textes et des arrangements ont pris du volume, et c'est notamment pour cela que Télérama ou France Inter daigne enfin s'interesser à elle. Hélas, comme je le disais, la crise du disque fait qu'elle vend moins, mais si elle n'est pas la seule, elle fait aussi partie de ceux qui ont également  du mal à remplir les salles de sa dernière tournée.

Cela dit, ne cédons pas trop vite aux généralités: je n'ai pas fait une étude sur le potentiel commercial de la tournée d'Isabelle Boulay, mais je suis juste allé la voir sur une seule de ses dates, évidemment celle qui est la plus proche de chez moi, à la Bourse du Travail, jeudi soir dernier. Et c'est à cette occasion que j'ai été frappé de voir (en arrivant à la bourre) que les rangées étaient bien clairsemées. J'ai d'ailleurs pu assez vite me déplacer pour la voir de plus près, ce qui est quand même assez rare dans un concert d'une artiste de cette envergure. Et les personnes présentes n'étaient pas forcément de toute jeunesse,car, à coté, j'avais l'air d'un minet, c'est dire!!!

Cela a contribué au fait que l'ambiance n'était pas forcément très chaude, d'autant plus que le public lyonnaisboulay, par rapport au parisien que j'ai cotoyé de longues années, est rarement super enthousiaste dans les concerts. Il faut dire aussi qu'outre son changement d'auteurs compositeurs (outre Biolay, elle bosse avec Jean Louis Murat, alors qu'avant elle était l'égérie de Luc Plamondon et Richard Cocciante), Isabelle Boulay a tenté un virage à 90% dans son répertoire, puisque son dernier album Les grands espaces est composé d'une moitié de reprises de standarts de musique country, alternant ceux chantés en langue française et ceix en langue anglaise.

Et le concert d'Isabelle Boulay m'aura au moins permis de mieux connaitre la country music, que j'avais tendance à assimiler à de la musique de cow boy, tellement éloignée de mon quotidien.  Élevée dans le bar-restaurant de ses parents, Isabelle Boulay a souvent interprété ces chansons qui résument en fait le quotidien des ouvriers, des gens modestes. Si je connaissais déja Jolie Louise de Daniel Lanois  qu'elle reprend avec fougue et élégance, j'aurais appris à connaitre  To Know Him is to Love Him de Phil Spector, ainsi qu'un morceau visiblement trés connu au Québec, Mille apres mille de Willie Lamothe, dont Isabelle B. nous aura fait apprendre puis chanter le refrain plusieurs fois ("Mille après mille, je suis triste, Mille après mille, je m’ennuie;Jour après jour sur la route; Tu ne peux pas savoir comme je peux t’aimer").

Grâce à cette partie country et aux efforts d'Isabelle Boulay pour parler au public, avec notamment une présentation trés brillante de ses musiciens, la salle se réveilla alors un peu.

Mais ce n'est que lors de la dernière partie, avec la reprise de ses tubes ( Parle Moi, Mieux qu'ici bas, Jusqu'au bout de mes peines) que le public montrera rééellement son enthousiasme. Personnellement, adorant plus que tout Biolay, j'avais le secret espoir que le lyonnais d'origine vienne dans sa ville pousser la chansonnette avec son interprete, ce qu'il ne fit hélas pas. Mais cette déception ne m'aura pas empeché d' apprécier plus que tout la version live du plus beau morceau du dernier album d'Isabelle Boulay, Voulez vous l'amour?, dont la patte Biolay se fait fortement ressentir tout du long.

En rappel -aprés qu'un admirateur eut offert à Isabelle une boite de paté(?)- Miss Boulay clôture son tour de chant avec la reprise d'une de ses idoles, qu'elle ne s'était jamais permise de reprendre jusquà présent, Barbara,  et son magnifique morceau, Dis quand reviendra tu? Personnellement, si j'avais largement préféré la reprise de Jean Louis Aubert ( et tout son concert d'ailleurs, mais c'était vraiment un des plus beaux spectacles  auquel j'ai eu la chance d'assister), celle d'Isabelle Boulay était fort gracieuse, comme du reste l'intégralité de son spectacle qui restera en moi comme un trés agréable souvenir.


Isabelle Boulay - concert privé mfm 
Concert Privé Mfm

 

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30 janvier 2012

L'homme qui voulait vivre sa vie: le film à la hauteur du livre

l-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie-de-eric-lartigau-10220989aejng_1370En général, lorsque je chronique une adaptation cinématographique d'un livre, il est rare que je sois tendre avec, et ma dernière chronique, ne peut que le confirmer.

Heureusement, parfois, il arrive que je sois très satisfait de la version cinéma d'un best seller, et ce, même quand j'ai beaucoup apprécié le roman en question.

C'est notamment le cas avec une des adaptations d'un roman de Douglas Kennedy, réalisé avant la femme du Vème, sorti il y a quelques mois. Il s'agit de L'homme qui voulait vivre sa vie, sorti sur nos écrans en novembre 2010, et qui a connu un franc succès, tout autant que le livre d'origine. La surprise est d'autant plus étonnante que le réalisateur est Eric Lartigau, connu auparavant pour des comédies drôles mais sans plus, Qui a tué Pamela Rose? avec Kad et Olivier, et Prête moi ta main, avec Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg.

Il faut dire que, et je peux fairele parrallèle avec le film La vie d'une autre, je trouve le matériau de départ absolument sensationnel. Sauf qu'ici elle est exploitée avec grand talent, et par Kennedy et par Eeric Lartigau : l'intrigue fait en effet se mélanger un questionnement existentiel sur le fossé existant entre sa vie réelle et sa vie fantasmée et un polar sous tension ( un meurtre a été commis, et le coupable est en fuite).

Le personnage principal, ce Paul, avocat qui mène une vie confortable financièrement mais si loin de sa passion pour la photographie va certes profiter d'un acte accidentel terrible pour changer d'identité, mais cela ne lui permettra pas de se sentir plus libre qu'avant, puisque le poids de sa culpabilité sera encore bien plus prégnante que les conventions bourgeoises de sa vie d'avant. 

Si l'histoire du film prend quelques libértés avec le roman, notamment le décor de la première partie, déplacée desl-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie-de-eric-lartigau-10220910sawqb_1731 Etats Unis au Paris bourgeois, et que la partie à Sarajevo souffre de quelques invraisemblances ou facilités d'écriture (le compangnon de beuverie est forcément un très grand  rédacteur en chef du journal de la région), elle tient parfaitement la route, et ne fonce jamais dans le grotesque ou le too much.

Et l'interprétation (sauf peut etre celle de Catherine Deneuve, ici, moins convaincante que dans les autres films récents dans laquelle j'ai pu la voir) est assez formidable, mené par un Duris au top de son jeu, et qui nous fait totalement partager les angoisses existentielles  de ce type qui ne sera finalement jamais bien dans sa peau.

Mais la vraie grande surprise du film réside, à mes yeux, dans la mise en scène : là où on aurait pu s'attendre à une réalisation à l'américaine avec forces travelling et scènes d'actions étouridissantes, Lartigau joue la carte de la sobriété, avec une mise en scène même parfois aride, notamment pour la partie à Sarajevo, et aidée par l'excellent travail du chef opérateur usant d'une  photographie léchée sans être chichiteuse.

Vraiment une très bonne surprise pour un film que je visionnais sans grand enthousiasme en me disant que comme dans 95% des cas, le film serait à 100 coudées en dessous du roman. Comme quoi on peut parfois se tromper, heureusement d'ailleurs!!


L'homme qui voulait vivre sa vie - Bande annonce

Posté par filou49 à 06:57 - de l'écrit à l'écran - Commentaires [14] - Rétroliens [0]
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29 janvier 2012

Concours cinema in "original version": results

drapeau-anglaisNon je ne vais pas écrire ce billet sur les résultats de mon concours en anglais. Je me défile un peu, car alors que vous avez tous fait l'effort de vous exprimer dans la langue de Shakespaere, je vais jouer les laches.

En tout cas merci à tous pour l'effort et pour vous récompenser, ce n'est pas un seul gagnant que je vais désigner, mais deux, puisque j'avais dans ma besace un autre DVD en anglais uniquement à vous. Ce film, c'est Beyond Borders, traduit en français lors de sa sortie en salles Sans Frontière et réalisé par Martin Campbell en 2003) avec Clive Owen et Angelina Jolie

Au cours d'une soirée mondaine organisée pour venir en aide aux Ethiopiens, Sarah Jennings, l'épouse d'un homme riche, fait la connaissance de Nick Ward, un humanitaire habitué au terrain. Celui-ci dénonce aux médias le manque de financement et de ressources dans les pays en proie à la misère la plus totale.
Sarah, touché par les paroles et le dévouement de Nick, décide de lui donner un coup de main. Celui-ci la met dans le feu de l'action afin de tester sa résistance physique et mentale. Cette expérience bouleverse sa vie.

Bon ce n'est pas exactement le même style que Saving Grace ( qui, effectivement Madame Sophie, fait beaucoup penser à Weeds, disons que c'est sans doute Weeds qui s'en est inspiré), mais la personne désignée en seconde position remportera ce DVD en espérant que ce film lui plaira tout à fait.

Alors il est temps désormais de reveler le nom des 2 gagnants :

List Randomizer

There were 9 items in your list. Here they are in random order:

  1. Hell62
  2. Véronique
  3. Mylittle discoveries
  4. Mereblabla
  5. Caladois
  6. Miss Chocoreve
  7. Madame Sophie
  8. RV301972
  9. Mimisol77

C'est donc Hell 62 et Véronique qui remportent les 2 dvds, Hell gagne "Saving Grace", et Véronique "Beyond Borders".

Bravo les filles, j'attends  désormais vos coordonnées ( Hell, tu as déja gagné chez moi, mais je ne conserve pas vraiment mes mails). Merci aux autres pour vos efforts  (bon pour certains, c'était plus naturel que pour d'autres il me semble :o)

et Have a good sunday fort everyone!!!

Posté par filou49 à 06:20 - Le concours du dimanche - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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28 janvier 2012

La clé des chiants?

AFFICHEBon, j'aurais du me méfier : il est vrai que déja, j'avais eu beaucoup de mal à tenir en entier devant le fameux Microcosmos que j'avais vu à la télévision peu de temps aprés son triomphe en salles.

Voir pendant près d'une heure 30 des fourmis et autres bestioles rampantes et volantes en caméra embarquée, sans la moindre parole ni intervention humaine, et a fortiori bien sûr lorsque on est loin d'etre un fana d'insectes, m'avait paru être un calvaire assez interminable.

Et bien malgré cela, et afin de combler l'ennui d'un samedi aprés midi pluvieux pendant lequel mon fiston de 5 ans commencait à casser les pieds de tout le monde, je l'ai emmené dans notre cinéma de quartier pour y voir la Clé des Champs, le tout nouveau film du tandem Claude Nuridsany et Marie Pérennou reprenant sensiblement la même recette que le précédent ...

Eh bien, le seul avantage que j'ai pu trouver personnellement à cetteclé des champs sortie fut que je pus continuer la sieste que le chérubin en question avait interrompu, tant, et cela faisait bien longtemps que ca ne m'était pas arrivé, je n'ai jamais réussi à garder les yeux ouverts pendant la durée de la projection.

Il faut dire que tout, ou presque, concorde aux baillements ou décrochements de machoire: de la voix off (Denis Poladyles), monocorde et aux propos sentencieux et redondants, à la musique de Bruno Coulais qui recycle  paresseusement ses thèmes précédents.

Les images sont certes très belles, la prouesse technique est indéniable, et la nature s'en trouve forcément glorifiée, mais pourquoi refuser à ce point la fiction? Aucune histoire entre les enfants, comme on aurait pu s'y attendre en fonction des articles et des photos de presse... les enfants servent totalement de décorum, mais aucun dialogue ne sera jamais prononcé entre eux... Cela dit, la seule conversation entre le petit garçon et un viel ermite  (j'ai enfin tenté d'ouvrir une paupière à ce moment là) qui connait le secret des animaux de la mare est tellement mal joué et mal synchronisé qu'on ne regrette pas qu'il n'y en ait pas d'autre.

Bref, la vision de la clé des champs n'est pas loin d'être une vraie purge, du moins pour les parents. Quant à mon fils, si pendant la projection, les seules questions qu'ils me posaient concernait le court métrage avec les personnages de Cars projeté avant le long, il m'a quand même sorti une longue tirade à la sortie du cinéma comme quoi il fallait absolument que les hommes  prennent soin de la nature.

J'imagine qu'il avait entendu sa maitresse lui en parler, mais si il réussi à faire lui même le rapprochement avec le film qu'il venait de voir, c'est que finalement, on n'y était pas tout à fait allé pour rien!!!


La Cle Des Champs - Bande Annonce

Posté par filou49 à 06:19 - Le coup de griffe du samedi - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
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27 janvier 2012

Loin d'ici: Michel Delpech, le taxi driver romantique

delpec J'aimais déja bien Michel Delpech, l'homme peut-être du reste plus que le chanteur, et je l'apprécie encore plus depuis qu'il a participé, pour son tout premier rôle au cinéma, dans mon film préféré de 2011, les Biens Aimés de Christophe Honoré. Visiblement, Honoré insistait lourdement pour qu'il joue dans son film, et Michel Delpech a accepté à la condition qu'il n'ait pas à pousser la chansonnette, remarque d'autant plus étrange que tous les autres acteurs du film chantent, puisque le film est une tragédie musicale.

 Sa prestation trés convaincante apporte une vraie bouffée d'air frais au film, puisque toutes les scènes dans lequel il joue sont plus légères que la tonalité d'ensemble de l'oeuvre. Cela est d'autant plus étonnant que la personnalité de Michel Delpech est assez indissociable de la forte dépression qu'il a connu pendant de très longues années, dépression dont l'artiste a longuement parlé, que ce soit dans plusieurs récits autobiographiques ou sur les plateaux de télévision.

Bref, plus que ses immenses succès, Pour Un flirt ou Le Loir et cher (avec le fameux refain : "on dirait que ca te gêne de marcher dans la boue"), j'ai voulu aller explorer cette part plus mélancolique avec son titre Loin d'ici que j'ai redécouvert dans son album de duo qu'il a enregistré voilà quelques années avec plusieurs artistes de la nouvelle scène française.

Dans Loin d'ici, sorti à l'origine en 1985 ( voir photo du 45 tours, ouh que tu es vilain avec cette moustache,loin d'ici Michel!) Delpech se met dans la peau d'un chauffeur de taxi romantique qui fantasme à fond sur la belle demoiselle assise à l'arrière de son véhicule,  et visiblement inconsolable d'avoir été quittée par son homme. Nous ne sommes pas  ici dans les comédies romantiques américaines, et surtout le format d'une chanson est bien plus courte pour que le miracle se réalise: à la fin du titre, le "taxi driver" repartira tout seul sans même un regard de la belle.

La chanson n'en reste pas moin belle et évanescente, et surtout m'a permis de regarder les chauffeurs de taxi différement : maintenant, je sais qu'un petit coeur bat derrière leurs côtés bourrus : on peut  donc écouter les grosses têtes sur RTL et être un vrai romantique, merci Michel de nous l'avoir fait comprendre!!!

Voici donc une version de Loin d'ici captée en live, malheureusement, je n'ai pas trouvé la version chantée en duo avec la peu connue Alexandra Roos, duo très réussi tant les deux voix se mélangent parfaitement.


Michel Delpech Loin d'ici

Elle pleure sans bruit dans mon rétro
6h30 l'temps est pourri j'mets la radio
J'entends plus l'moteur
J'entends plus qu'mon coeur
De taxi driver

Elle part loin d'ici
Loin d'ici loin d'ici

Elle pleure la nuit tombe tout doucement
J'ai pris le périph',changé de tarif
Machinalement

J'ai la tête ailleurs
J'suis un peu trop rêveur
Pour un taxi driver

Elle part loin d'ici
Loin d'ici loin de ma vie

J'voudrais lui parler
Trouver les mots
Qui aurait pu lui dire
J'voudrais l'empêcher de s'en aller
Et lui crier je t'aime je t'aime...

Elle pleure Orly brille dans la nuit
Elle dit bonsoir donne un pourboire
Et c'est fini

Elle regarde l'heure
Apelle un porteur
J'suis qu'un taxi driver

Posté par filou49 à 06:10 - Les trésors cachés de la chanson française - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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26 janvier 2012

L'expo Miniartextil 2012: l'art contemporain placé sous le signe de l'énergie

MINIARTEXTIL-2012-no-Montrouge14Si vous êtes un habitant de la région parisienne enclin à toute découverte artistique hors du commun,  je vous conseille sans la moindre hésitation de foncer, à partir du 4 février prochain à Montrouge, dans les Hauts de Seine.

La Ville de Montrouge reçoit en effet, pour sa seule étape en France, et pour la 8ème fois, l’exposition internationale d'origine italienne, Miniartextil. Condensé de ce que l’art textile contemporain produit de plus dynamique et d’original, Miniartextil 2012 présente plus d’une cinquantaine d’œuvres « mini-textiles », de format 20x20x20 cm maximum. Les œuvres sélectionnées pour Miniartextil viennent d’artistes de tous les continents, avec pas moins de 43 pays représentés. 

Pour la première année, le « Prix Montrouge » a été créé. Il est décerné à unready artiste de l’exposition, dont l’œuvre est acquise par la Ville de Montrouge et qui  entre dans la collection d’art contemporain municipale. Le « Prix Montrouge » est attribué cette année à l’artiste Valérie Buess pour son œuvre « Ready", oeuvre de papier qui suggère la vie en mouvement, dans ses métamorphoses. (voir photo à droite) ».

Surprenantes, poétiques, esthétiques, les œuvres produites marient avec intelligence et élégance savoir-faire ancestraux et dernières innovations en matière de fibres ou de textiles divers et variés (soie, coton, laine, graines, bois, lin)....

Le thème de cette nouvelle édition, « Energie », promet des rencontres fortes et contrastées entre la légèreté et la densité, l’intimité ou l’excentricité de ces sculptures de poche. Une invitation pour le visiteur à découvrir la singularité des propositions des artistes 54 sélectionnés, issus de tous les continents.

Miniartextil regroupe et présente chaque année une sélection pointue d’œuvres d’artistes sélectionnées par un jury international prestigieux qui privilégie la jeune création, parmi plus de 350 propositions venues du monde entier.

Mais Miniartextil, c’est égaltaureauement une scénographie originale, présentant chaque mini-œuvre dans un écrin en suspension, léger et épuré. Pour l’édition 2011-2012, Les Salons de l’Hôtel de Ville de Montrouge, dotés d’immenses lustres et de plafonds remarquablement peints début 1900, accueillent en outre une dizaine d’installations de grand format d’artistes invités ponctuant, grandeur nature, cette exposition tout en raffinement. On pourra ainsi admirer l’impressionnant taureau de Jean-Philippe Hausey-Le Plat (photo), les corps lumineux de l’artiste slovène Anda Klancic ou encore l’installation immersive du duo Bela Bela. 

 

Alors, si vous voulez tenter une expérience inédite et assez intense au niveau sensoriel, tentez l'expérience Miniartextil, vous ne serez pas déçus!!!

Posté par filou49 à 08:52 - expo - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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Focus sur deux drames US "gay friendly"

harveyAllez, encore un article regroupant deux films vus en DVD en toute fin d'année dernière et que je n'ai pas encore eu l'opportunité de chroniquer. Il s'agit de deux films américains traitant de sujets sombres et sérieux (mes genres préférés). Ben oui, mon article sur mes comédies américaines du moment n'avait donné envie à personne (le mec pas rancunier pour un sou), du coup, je me remets au drame illico presto.

Ce sont des films  dont on en a beaucoup entendu parler, même si l'un est réalisé par un metteur en scène trés confirmé, et l'autre par un novice en cinéma, mais pas dans un autre domaine (la mode) où il est une sommité. Un point commun entre ses deux films, leur thème en commun, l'homosexualité, même s'il est traité de façon plus militante et plus frontale dans le premier que dans le second, où l'homosexualité est juste un élèment du personnage principal:

1. Harwey Milk

De quoi ca parle  : Le film retrace en fait les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.

Verdict : Comme je le disais dans ma critique du dernier film de Gus Van Sant sorti en salles, Restless,  je préfère sa veine classique que plus exprimentale. Et Harwey Milk fait incontestablement partie du versant le plus accessible de l'auteur. Portrait passionné- et souvent passionnant- du militant pour les droits civiques des homosexuels, le film est porté par une  saisissante interprétation de Sean Penn qui a  justement reçu l’Oscar du meilleur acteur pour ce rôle.

Dans une réalisation dans l'ensemble assez classique, mais portée par une reconstitution  ultra juste et réaliste des années 70, Gus Van Sant retrace le parcours et l’ascension politique de ce prosélyte de la cause gay qui mourra sous les balles quelques années après le début de sa carrière politique alors  même que les causes qu’il défendait étaient reconnues par tous.

Manque juste à cette fresque sincère et intègre un vrai souffle qui aurait permis de se captiver totalement pour le destin de ce type hors du commun.


Harvey Milk - VOST

ASingleMan_review12. A Single Man

 De quoi ca parle : Adapté d'un roman éponyme du Britannique Christopher Isherwood, A Single Man dresse le portrait de George Falconer, un professeur d'université d'âge mûr, dont le compagnon meurt dans un accident de voiture. Huit mois plus tard, "se réveiller chaque matin est une douleur" pour George qui perd le goût de vivre, malgré le réconfort apporté par sa vieille amie Charley, elle aussi rongée par la solitude. Témoin de cette dérive, un jeune élève, nommé Kenny, se rapproche de lui.

Verdict: Contrairement au film précédent, celui ci est le premier de son auteur, mais le réalisateur a suffisamment de renommée pour attirer l'attention.

En effet, du premier film du génial créateur de mode Tom Ford, on pouvait s'attendre à une oeuvre extremement travaillée et stylisée, et effectivement, des les premières images, on est subjugé par la beauté visuelle qui se dégage de ce film, au sujet terriblement sombre. Et là, très bonne nouvelle: contrairement à certains films, la beauté des images n'oblitère pas la force de l'intrigue et le scénario recèle en son sein une idée que j'ai trouvé très belle : Falconer, persuadé à son lever qu'il mettra fin à ses jours dans la soirée, ne va, au cours de la journée que faire de belles rencontres qui pourrait influer sur son projet initial. Et la mise en scène suit cette évolution psychologique: couleurs marquées au début, elles deviendront plus lumineuses à la fin du journée, qui se terminera par une cruauté doucement ironique.

Et la prestation de Colin Firth, juste avant son rôle dans le discours d'un roi qui le consacrera définitivement , éblouissante de sobriété et de douleur contenue, achève de faire de cet single man une excellente fréquentation.

Bref, pour les deux films, pas forcément des chefs d'oeuvre, mais de très belles oeuvres à vous conseiller sans la moindre hésitation.


A Single Man Bande Annonce du film

Posté par filou49 à 06:18 - cinéma - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
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25 janvier 2012

Une sélection ciné descendue d'un tiers

George Clooney The DescendantsOh le titre un peu foireux que voilà! Juste pour signifier qu'il n'y aura pas trois mais seulement deux résumés de  films dans ma sélection ciné de la semaine. J'en aurais mis un de plus évidemment, mais comme je l'ai déja vu, pas la peine de vous dire pourquoi je veux le voir, puisque je le dis dans la critique du film The descendants, découvert en avant première il y a un mois.

1. The descendants

2. Café de Flore :

Le pitch :

Les destins croisés de Jacqueline une jeune parisienne mère d’un enfant unique, d’Antoine un DJ montréalais ainsi que des femmes qui l’entourent.

cafe-de-flore-affichePourquoi je veux y aller:

justement pour le pitch: cette histoire de destins croisés, à travers les époques et les continents est  totalement le cinéma qui me fait réver, celui d'Innaritu, de Lelouch ou de Jaco Van Dormael

- parce que Jean Marc Vallée, le réalisateur a fait auparavant un premier film, Crazy, épopée déja revigorante et plein d'invention et que celui-ci semble le meme;

- parce qu'il parait qu'on y ressort les yeux inondés de larme, et que la prestation de Vanessa Paradis en mère courage d'une jeune trisomique est parait il bouleversante
Café de Flore Bande-annonce

les-papas-du-dimanche-2012-22183-7955741463. Les papas du dimanche:

Le pitch :

Histoire tendre d’un père, Antoine, séparé de sa femme, qui retrouve ses enfants le week-end. Un apprentissage difficile puis joyeux de cette nouvelle vie.

Pourquoi je veux y aller :

 - car si le thème semble assez classique, et d'ailleurs assez proche de The descendants (ou même des vents contraires) c'est le genre de sujet qui me touche: un père avec ses gosses, forcément au départ l'identification marche plus facilement pour moi qu'une histoire de monstre bleue dans la jungle;

- pour Thierry Neuvic, acteur peu utilisé au cinéma, alors que sa prestation dans Clara Sheller saison un ( la meilleure) était tout à fait convaincante;

- parce que la bande annonce laisse augurer d'une chronique assez sensible, et nous propose une version du Vent nous emportera par Sophie Hunger que je possède sur mon Ipad et que je préfère même à l'original


LES PAPAS DU DIMANCHE : BANDE-ANNONCE HD

 

 J'imagine que l'absence de Sherlok Holmes dans cette séléction ne vous surprendra pas outre mesure, ni, dans un tout autre genre, celui de Sports de Filles. Pas d'affinités avec les blockbusters d'un coté, ni les chevaux de l'autre. Et vous alors, sur quels films avaient vous envie de tenter votre chance en dernier mercredi d'un mois de janvier  trés interessant, cinématogrphiquement parlant?

Posté par filou49 à 06:40 - cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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24 janvier 2012

La petite de L a tout d'une grande

L_Raphaele-Lannadere-8a775S'il fallait désigner une révélation musicale féminine au cours de l'année 2011 dans la chanson française,  et avant que les Victoires de la Musique ne la consacre dans quelques semaines, une seule artiste mériterait ce titre sans la moindre contestation. Cette dernière porte comme nom de scène une seule et unique lettre, comme le célèbre fils de Louis Chédid, le fameux M.

En effet, totalement inconnue du grand public en début d'année dernière, la chanteuse L, alias Raphaële Lannadère, a réalisé une remarquable percée dès la sortie de son premier album baptisé Initiale. La partie n'était pourtant pas gagnée d'avance. Car le répertoire de L ne correspond pas forcément à l'air du temps. Et d'ailleurs, la première écoute Initiale m'a un peu rebuté, car les influences de Barbara ou Brel étaient un peu trop voyantes, et l'ensemble, de la voix aux arrangements, m'a semblé vraiment trop désuet, et vraiment passé de mode.

Toutefois, des écoutes ultérieures du disque m'ont convaincu du potentiel de la demoiselle, qui, surtout, possède un talent indéniable pour trousser des textes très forts, à mille lieux de la simple énumération du quotidien, comme le font certains de ses collègues avec plus ou moins de talent. Lers chansons de L sont en général des réelles fictions musicales polissées en 4 minutes chrono, et qui abordent des sujets parfois intimes, parfois plus d'actualité, parfois un mélange des deux.

A ce titre, la véritable pépite du premier album de L est à mes yeux, et sans hésitation, son premier single, la chanson Petite.

Petite, ca raconte en fait le point de vue d'un type, client de prostitué, et qui tomve amoureux d'une petite, une prostituée  afraicaine sans papier et renvoyée de France.

Petite inhale ainsi, de par son texte, et sa mélodie, un parfum fort et entêtant de subversion, d'exotisme et tellement d'actualité. Le dénouement sera forcément tragique, l'amour entre ce pauvre quidam et cette jeune catine étant indubitablement voué à l'échec.

Les mots choisis sont très beaux, nouant une poésie urbaine à laquelle il est difficile de ne pas y résister. Et, cerise sur le gâteau, la tessiture de la voix de la chanteuse fait ici énormement penser à du Véronique Sanson de la grande époque, ce qui est pour moi un immense compliment.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce morceau, pourtant diffusé sur certaines grandes ondes de Radio France, je vous laisse l'immense plaisir de le découvrir dès maintenant.


Petite - Le Clip

 

Ma p'tite ma douceur
Je me souviens de tout
Ces talons crève-coeur
Et l'odeur de ton cou
Les trottoirs qui luisaient
Parce qu'il avait plu
Ta peau de nacre noir
La courbe de ton cul
Ce bruit des bracelets
Que tu cales à tes pas
Qui écrivait chaque fois
Mon coeur en pointillés
Puis tes yeux surtout
Et leur drôle de lueur
Ma p'tite ma douceur
Je me souviens de tout

Il faisait presque nuit
Et j'ai juré au ciel
Que t'étais pour ma vie
Une patrie nouvelle

Je voulais tout apprendre
Tes rires ton drapeau
Les marques sur ta peau
J'avais mon coeur à vendre

J'ai oublié mon nom
Pour m'rappeler tes chansons
J'laissais mes souvenirs veufs
Pour toi pour être neuf

Amnésique en exil
Et déjà patriote
J't'ai conté mes idylles
Jusqu'à c'que tu m'adoptes

Refrain

J'voudrai juste te r'trouver
J'peux pas croire qu'ils sont fous
Pour t'avoir embarquée
Sans que j'puisse te r'parler

Faut qu'j'te dise que mon corps
Ne peux pas t'oublier
Et que je porte encore
Sur ma peau tes baisers

Je suis tous les tapins
Aux parfums truandés
Qui vendent leur destin
Contre des faux papiers

Loin des bars tapageurs
Et des quartiers branchés
Y'a tes petites soeur
J'aurai dû t'épouser

Posté par filou49 à 06:28 - Les trésors cachés de la chanson française - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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23 janvier 2012

La vie d'une autre: les (timides) débuts de Sylvie Testud derrière la caméra

La-vie-d-une-autre-les-images-du-film-de-Sylvie-Testud_mode_uneL'expérience de l'avant première du film The Descendants (qui sort  d'ailleurs ce mercredi en salles) m'avait tant plu que j'ai voulu la réitérer. Ainsi, lorsque les cinémas Gaumont-Pathé se sont lancés dans une vaste opération d'avant première pour des films qui sortiront sur nos écrans en février, je n'ai pas hésité une seconde et j'ai fait mon choix sur un des films qui m'attirait le plus : la Vie d'une autre, le tout premier film réalisé par l'actrice-romancière Sylvie Testud que j'apprécie particulièrement, comme je le disais ici.

Contrairement à l'avant première du film d'Alexander Payne, j'arrivais dans les salles de cinéma avec plus d'élèments sur ce que j'allais voir. En effet, je savais que pour sa première réalisation, Sylvie Testud avait choisi d'adapter un roman qui a connu un certain succès et que j'ai eu l'occasion de lire l'été dernier, La vie d'une autre (tiens le meme titre, c'est quand meme bien fait)  écrit par la romancière Frédérique Deghelt.

Si le roman m'avait laissé une impression mitigée, j'étais tout à faitvie d'une autre partant pour tenter l'aventure cinématographique car je trouvais que le postulat de départ était absolument formidable, mais que l'auteur ne l'avait pas, à mon sens, exploité jusqu'au bout.

De plus, le duo d'acteurs choisi par Testud avait de quoi faire saliver: Juliette Binoche, et surtout Mathieu Kassovitz sont suffisament rares sur nos écrans pour être ravi de les voir ensemble à l'affiche dans le rôle d'un couple qui doit traverser une terrible épreuve. Et l'épreuve en question n'est pas banale puisque la femme du couple, Marie, se réveille un beau matin en oubliant 15 ans de sa vie, persuadé que l'homme à coté d'elle est son jeune amour rencontré la veille, alors qu'en réalité, elle va vite s'apercevoir qu'ils sont mariés depuis longtemps, parents d'un enfant de 7 ans, et même en instance de divorce. Dès lors, alors que personne évidemment ne se doute de ce qu'elle traverse, elle va tout faire pour faire basculer l'ordre établi. et reconquérir celui qu'elle pensait n'avoir jamais perdu.

Cette idée de départ est donc trés belle puisqu'elle permet de s'interroger sur la routine dans la vie à deux, comment les idéaux du début se noient avec l'amertume et la trahison des relations conjuagales, un peu comme dans le très beau Blue Valentine). Le problème est que d'une vie à l'autre m'a beaucoup plus fait penser à d'autres films, comme L'âge de raison avec Sophie Marceau et surtout Deuxième vie de Patrick Braoudé  (au fait qu'est il devenu celui la?)  comédie un peu lourdaude où un type indécis se retrouve d'un coup projeté 15 ans après sans vivre la vie qu'il aurait voulu s'il s'était un peu décidé avant.

En effet, jamais Sylvie Testud ne trouve le juste équilibre entre les deux versants du film, la réflexion sur la vie à deux laissant trop souvent le pas à la comédie classique sur les anachronismes entre les époques, et un certain nombre de scènes jouent sur ce décalage (la découverte de l'euro, de l'ouverture automatique des portes de voitures, le mail...) sans que cela ne soit du reste très drôle, et en laissant tomber la vraie quête de l'héroine : sauver son couple. Testud ne retrouve son sujet que vers la fin du film, et cela donne d'ailleurs de belles scènes, notamment cette scène de péniche où le couple Binoche/Kassovitz  touche  par leur complicité  évidente, et la subtilité de leur jeu. En revanche, les personnages secondaires manquent vraiment de consistance, notamment les pauvres Aure Atika ou François Berléand, réduits à jouer les simples utilités. 

Même si  on sait gré à Sylvie Testud de s'écarter assez largement du roman de Frédarique Deghelt (notamment pour la fin où le livre proposait une solution rationelle, absente ici), on regrette qu'elle n'ait pas écrit elle même le scénario de son premier film, elle qui nous avait montré dans ses romans une subtilité psychologique plus fine.

Bref, je ne pourrais augurer du succès ou non du film, mais la salle dans laquelle j'ai découvert la vie d'une autre était bien froide, et cela m'étonnerait que Sylvie Testud cinéaste ait autant de succès que la romancière. Mais Peut-être aurais-je faux sur toute la ligne? Je l'espère sincérement pour elle, car au risque de me répeter, et c'est pour cela que  ma déception est amère, j'aime beaucoup l'artiste.


LA VIE D'UNE AUTRE : BANDE-ANNONCE Full HD de Sylvie Testud

Posté par filou49 à 06:11 - de l'écrit à l'écran - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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